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Communiqué

Le 27 février 2004

Protection des dénonciateurs
dans les conventions collectives

OTTAWA – L’Alliance de la Fonction publique du Canada, le plus grand syndicat d’employé-e-s du secteur public fédéral, demande la mise en place immédiate d’une procédure bien définie afin de protéger ses membres quand ils dénoncent des actes fautifs commis au sein du gouvernement.

L’AFPC revendique la protection des dénonciateurs à la table de négociation du Conseil du Trésor et demande au gouvernement de mettre en œuvre des dispositions en ce sens avant même la fin des négociations.

Dans une lettre qu’elle faisait parvenir plus tôt cette semaine à Reg Alcock, président du Conseil du Trésor, Nycole Turmel, présidente nationale de l’AFPC écrivait :  « Vous vous êtes personnellement engagé à  protéger les dénonciateurs "comme si la loi sur la dénonciation était déjà en vigueur ". Cet engagement constitue sans doute un pas dans la bonne direction, mais il pourrait s’avérer insuffisant.

Les travailleuses et travailleurs du secteur public ne savent toujours pas à qui s’adresser et ne connaissent ni les règles qui régiront les enquêtes ni les recours qui leur seront offerts s’ils ont des raisons de croire qu’ils ont fait l’objet de représailles. »

Dans la même lettre, le syndicat demande au Conseil du Trésor de signer immédiatement un protocole d’entente qui prévoit des dispositions visant à protéger les dénonciateurs. Ainsi, l’AFPC pourrait recommander aux employé-e-s du Conseil du Trésor de divulguer tout prétendu méfait à l’agent de l’intégrité de la fonction publique qui dispose déjà de procédures d’enquête établies.

Le protocole d’entente devrait aussi accorder explicitement aux employé-e-s de la fonction publique fédérale qui dénoncent des actes fautifs et font l’objet de représailles de leur employeur, le droit de déposer un grief arbitrable par la Commission des relations de travail dans la fonction publique.

L’AFPC signale également que les employé-e-s des agences fédérales et des sociétés d’État devraient bénéficier de la même protection. Le syndicat est d’avis qu’il faudra sensibiliser tous les employé-e-s du secteur public au processus visant à faciliter la divulgation d’actes fautifs.

Même si le président du Conseil du Trésor s’est engagé à protéger dès maintenant les dénonciateurs, c’est un message différent qu’il a livré à l’une des équipes de négociation de l’AFPC. Le Conseil du Trésor s’est dit heureux des mesures prises par le gouvernement en vue de présenter une loi à la fin mars. De plus, il se dit satisfait du rapport de son comité sur la divulgation des actes fautifs. Le rapport recommandait entre autres l’adoption d’une loi.

Une telle position est loin d’être acceptable. Rien ne permet de croire que les travailleuses et les travailleurs de la fonction publique obtiendront la protection voulue s’ils divulguent des actes fautifs. Les équipes de négociation de l’AFPC n’ont pas dit leur dernier mot. Elles continueront à réclamer que la protection des dénonciateurs soit intégrée aux conventions avant l’adoption de la loi.

-30-

Renseignements : Louise Laporte, Communications AFPC, (613) 560-4287

10-270204

 

 

 

Mise à jour : 01/03/04