Communiqué
4 octobre 2006
Ratification de la convention collective au Centre de la sécurité des télécommunications
OTTAWA – Les quelque 1 500 travailleuses et travailleurs du Centre de la sécurité des télécommunications (CST) ont ratifié hier la toute première convention collective négociée en vertu de la nouvelle loi régissant les relations de travail dans la fonction publique fédérale.
« Nous avons mis à l’essai les modalités sur la négociation énoncées dans la nouvelle Loi sur les relations de travail dans la fonction publique », explique John MacLennan, président national de l’Union des employés de la Défense nationale, un Élément de l’Alliance de la Fonction publique du Canada. « Ces pourparlers témoignent de l’efficacité de la négociation raisonnée. À cette occasion-ci, ils ont été fructueux pour l’AFPC et nos membres qui ont conclu une entente tout à fait correcte. »
Cela dit, de nombreux irritants ont caractérisé ce processus, mené sous la houlette du gouvernement conservateur.
« Dès février, nous avions une entente avec l’employeur. Pourtant, ce n’est qu’en octobre que nos membres peuvent ratifier leur convention collective », déclare Ed Cashman, le vice-président exécutif régional de la région de la capitale nationale. « Pour le Conseil du Trésor, faire preuve de diligence c’est attendre sept mois. C’est inacceptable. Il est clair que le président du Conseil du Trésor, John Baird, n’a pas tenu sa promesse d’entretenir des relations harmonieuses avec les fonctionnaires fédéraux. »
Le Conseil du Trésor a aussi rejeté les dispositions de l’entente portant sur la rémunération accordée aux mathématiciennes et mathématiciens. Ces dispositions prévoyaient une prime de maintien en poste dans ce secteur qui accuse un très fort taux de roulement au CST.
« Le greffier du Conseil privé vient de déclarer publiquement qu’il faut attirer et maintenir en poste les travailleuses et travailleurs qualifiés qui sont en grande demande au sein de la fonction publique fédérale, a déclaré le vice-président Cashman. En rejetant ces dispositions, on fait exactement le contraire. »
La nouvelle convention collective prévoit des hausses salariales de 2,4% (rétroactives à février 2006) et de 2,5% (en février 2007), ainsi qu’une bonification des augmentations d’échelon et des indemnités de marché. Il s’agit d’une des toutes premières conventions négociées par l’AFPC comportant une prime pour la maîtrise de langues autres que le français ou l’anglais en vertu du Régime d’incitation pour les langues étrangères. La convention vient à expiration le 9 février 2008.
Le CST acquiert et fournit des renseignements étrangers d’origine électromagnétique, ainsi que des conseils et des services pour aider à assurer la protection des renseignements électroniques et des infrastructures informationnelles du gouvernement du Canada. Parmi les membres de l’AFPC travaillant pour le CST, on compte des travailleuses et travailleurs des technologies de l’information (TI), des ingénieures, des mathématiciens et des analystes.
Renseignements :
Ed Cashman, vice-président exécutif régional de l’AFPC, région de la capitale nationale - (613) 297-1924.
29-041006
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