9 décembre 2008
Négociations avec Postes Canada
GRÈVE DU SEPC – JOUR 23
Ottawa
L'AFPC a augmenté, jusqu'à avis contraire, à 100$ par jour la paye de grève.
NOUVELLE-ÉCOSSE
Le moment est venu de frapper fort! Cette pensée a grandement motivé les membres hier. Dans la région de Sydney, les grévistes ont piqueté devant le bureau de poste de Glace Bay. Les chauffeurs, tant les membres du STTP que ceux de la compagnie RMS, les ont encouragés. On s'attend à ce que les grévistes fassent la une du Cape Breton Post. Des membres ont envoyé des lettres à la rédaction. En soirée, les grévistes ont rencontré des membres du conseil du travail de la région du Cap-Breton.
L'équipe d'Antigonish a envoyé un groupe de piqueteurs à Truro avec mission d'accueillir les fourgons à leur arrivée à l'établissement de traitement du courrier. Ainsi fut fait, jusqu'à l'arrivée de la police, qui s'est montrée très conciliante.
À Halifax et Dartmouth, le piquetage a commencé à 6 h. Les facteurs demandent maintenant d'être escortés par des gestionnaires lorsqu'ils franchissent les lignes de piquetage. En après-midi, les membres du SEPC ont rencontré Mme Daurene Lewis, membre du conseil d'administration de Postes Canada. Mme Lewis a essayé d'annuler la réunion, mais les membres sont arrivés avec un colis contenant des affidavits, des communiqués de presse et quelques numéros du bulletin de grève. Elle a accepté le colis, et la réunion a pris fin.
NOUVEAU-BRUNSWICK
Malgré le froid sibérien la nuit dernière (‑22), les grévistes étaient fidèles au poste. Et si le froid ne peut les arrêter, Postes Canada ne pourra sûrement pas les arrêter!
Tout s'est bien déroulé à Moncton et à Saint-Jean, hier.
À Fredericton, ça s'est corsé un peu hier matin. L'employeur a menacé de faire arrêter les grévistes, qui avaient augmenté la pression. Des agents de police sont venus et ont expliqué aux membres qu'en retardant la livraison des sacs de relais, ils mettaient en danger la santé des facteurs qui doivent attendre au froid. Les policiers ont même cité le Code criminel. Après de longues négociations entre les policiers, le syndicat, l'employeur et les grévistes, ceux-ci ont accepté de retarder la livraison des sacs de relais pendant 10 minutes maximum. Quant aux camions, ils devront poireauter pendant 30 minutes. Certains membres étaient prêts à passer la nuit en prison pour prouver qu'ils avaient raison (il fait bien plus chaud en prison!), mais cela n'a pas été nécessaire. Espérons que cela ira mieux demain!
SAINT JOHN'S
Les six grévistes gardent le moral. Ils sont toujours aussi déterminés. Hier, ils attendaient des nouvelles de l'équipe pour la suite des événements.
MONTRÉAL
Dès 7 h 30 ce matin, et pendant près de six heures, les membres de Montréal ont ralenti la circulation au 555 McArthur. Mère nature nous donne un petit coup de main avec la neige qui s'abat sur la région et qui occasionne des bouchons de circulation monstres. Postes Canada utilise de façon efficace les taxes municipales qu'elle paie à la ville en faisant appel au service de police dès notre arrivée, qui coopère bien avec les grévistes.
QUÉBEC
Ce matin, sous la neige et le froid, les membres de la section locale de Québec ont lancé deux actions : l'une, au dépôt Joly, l'autre, une action de visibilité, au bureau de poste sur Hochelaga. C'est un secteur achalandé en cette période des Fêtes, car il se situe près d'un centre commercial.
RCN
Lignes de piquetage solides partout dans la ville aujourd'hui. Maria Fitzpatrick, VPER, RCN, et Jeannie Baldwin, VPER, Atlantique, ainsi que des membres du personnel de l'AFPC sont venus soutenir les grévistes en cette journée de tempête de neige à Ottawa.
Lundi soir, Postes Canada a essayé de négocier par Internet. Hier, à Ottawa, les membres ont riposté en ralentissant encore davantage la circulation. Les véhicules devaient attendre 15 minutes au lieu de 10 minutes! À deux endroits, les grévistes ont resserré les rangs et empêché quiconque de franchir la ligne. Hier matin, une équipe volante a aussi fermé le poste de facteurs Merivale jusqu'à 10 h 30. Les grévistes se sont exprimés avec force : « Postes Canada, parlez à notre équipe de négociation et n'affichez plus de déclarations incendiaires sur votre site Web. »
Jesus Brochero, un mineur colombien, membre de l'exécutif de SINTRACARBON, le syndicat qui représente plus de 3 000 mineurs à la mine Cerrejon Grande, a marché avec les piqueteurs en signe de solidarité. Parmi les principaux enjeux de la ronde de négociation de ces mineurs, soulignons la situation de plus de 800 mineurs souffrant de maladies professionnelles. Ces travailleurs ne bénéficient pas de protection adéquate en matière de santé du régime privé d'assurance-santé auquel a souscrit la compagnie.
TORONTO
Ce matin, les piquets de grève devant l'établissement Stoney Creek ont décidé d'arrêter toutes les personnes qui se présentaient au travail et de les renseigner sur les négociations entre le SEPC et Postes Canada. Les travailleuses et les travailleurs de Postes Canada se présentant à l'entrée du personnel sont tous arrivés en retard au travail et les gestionnaires devront malheureusement changer manuellement l'heure du début de leur journée de travail.
À Toronto, les grévistes ont piqueté devant Gateway, CEND et South Central. De nouvelles lignes ont été érigées au poste de facteurs Etobicoke B, angle Kipling et Dixon, à la succursale F (angle Kipling et Dundas), rue Charles et angle Eglinton et Yonge.
LONDON
L'équipe volante de London s'est rendue au poste de facteurs de Waterloo pour soutenir les lignes entre 17 h et 21 h. Ligne de piquetage solide à London de 4 h à 21 h. Hier, l'équipe volante de London s'est présentée à Guelph. Le clou de l'exercice : la publication du numéro de téléphone de Mary Traversy, première vice-présidente, Opérations de Postes Canada. Les membres invitaient la population à lui téléphoner si jamais les clients voulaient se plaindre des services de livraison postale. Elle a été inondée d'appels de sorte qu'un représentant de Postes Canada a demandé aux membres de donner plutôt le numéro de Brian Wilson, un superviseur de la région de Guelph. « Il est trop tard! a-t-on répondu; le numéro de téléphone a déjà été communiqué d'un bout à l'autre du pays ». Les facteurs ont passé leur pause en notre compagnie. Le chef de service Peter Marlow, hors de lui, a menacé d'imposer des mesures disciplinaires aux facteurs s'ils insistaient à prendre leur pause à l'extérieur. Les amis des grévistes à Kitchener leur ont apporté des boissons chaudes et ont passé beaucoup de temps avec eux, leur donnant ainsi l'occasion de s'esquiver un moment pour visiter les installations environnantes… Ces gens ont été de vrais rayons de soleil! Les grévistes ont mentionné devant les gestionnaires qu'ils allaient prendre une bouchée. Ceux-ci ont alors demandé : « Vous piquetez seulement 4 heures? » Lorsque les grévistes ont quitté, les gestionnaires n'avaient pas la moindre idée s'ils allaient revenir… Quelle bonne façon de les forcer à demeurer vigilants! À Windsor, les piquets de grève étaient au poste pendant 6 heures. Les conducteurs stationnaient leur véhicule pendant qu'ils se rendaient aux salles de toilette. Puis ils se sont déplacés pour se rendre à l'établissement. Un ange du STTP est apparu avec de la soupe et des craquelins. Nous nous croyions au paradis. Les gestionnaires sortent de l'établissement et les superviseurs disent aux grévistes que c'est chaotique à l'intérieur.
WINNIPEG
Les membres sont déçus par les tactiques qu'emploie Postes Canada et sa réticence à négocier. Hier, ils ont piqueté en masse devant l'établissement de traitement du courrier, l'endroit le plus névralgique pour Postes Canada. Comme toujours, les chauffeurs membres du STTP ont manifesté leur appui. Le Teacher's Union a livré à la section locale 110 des cadeaux pour les enfants des grévistes. Les membres NE BAISSENT PAS les bras! Hier, ils ont causé des retards importants!
SASKATOON
La température continue à baisser à Saskatoon. En revanche, le moral des membres et les témoignages d'appui atteignent de nouveaux sommets chaque jour. La séance d'information concernant l'AE a renforcé notre volonté de défaire cette offre terrible et de conserver nos congés de maladie. Les membres du STTP, le VPR du SESG, Barry Stolar, et la présidente du conseil régional de Saskatoon, Carol Casey, ont apporté des messages d'appui de la part des membres. La ligne de piquetage sera en place à divers moments chaque jour pour permettre à d'autres membres de l'AFPC d'emboîter le pas après leur travail.
REGINA
Les membres étaient fidèles au poste hier et attendaient des nouvelles des négociations.
CALGARY
Les membres ont piqueté tôt hier matin, puis se sont réunis afin de planifier la suite des choses. Ils attendent avec impatience des nouvelles des récentes séances de négociation et enquêtent sur le membre du Conseil d'administration qui habite à Calgary.
EDMONTON
Très tôt hier matin, on a dressé nos lignes de piquetage devant le bureau de poste principal au centre-ville. Les grévistes auraient bien apprécié pouvoir se réchauffer autour d'un feu de baril en cette journée glaciale. Les gestionnaires semblaient d'humeur massacrante. Certains sont venus nous harceler sur la ligne de piquetage. Nous leur avons dit « Fichez-nous la paix! » et c'est ce qu'ils ont fait. Pour contrer les tactiques d'intimidation et les coups tordus de l'employeur, nous avons intensifié les mesures de grève. Nous sommes en colère. Nous persistons. Nous ne lâcherons pas!
VANCOUVER
Journée maussade, mais pas trop froide. Hier, les grévistes ont ciblé un seul établissement de Postes Canada : le bureau de poste principal de Vancouver. Leur moral est toujours bon, malgré les efforts déployés par l'employeur pour créer la dissension entre les membres et l'équipe de négociation.
VICTORIA
Les grévistes étaient nombreux à piqueter malgré la pluie torrentielle.
Date de modification : 2010/07/29







