Le gouvernement minoritaire de Stephen Harper doit maintenant travailler pour les Canadiennes et les Canadiens, et non à des fins électoralistes
La population canadienne vient tout juste de débourser environ 300 millions de dollars pour donner au gouvernement Harper 19 sièges de plus que la dernière fois, sans toutefois lui concéder la majorité qu'il aurait tant souhaitée. Le premier ministre prétend que les électeurs ont renforcé le mandat des conservateurs. Or, en réalité, plus de 60 % des personnes qui ont voté leur ont préféré un autre parti.
Faut-il croire Stephen Harper lorsqu'il a déclaré, le soir des élections, qu'il créerait un gouvernement réceptif, intégrateur et redevable au Parlement?
Au cours de leurs deux années et demie de pouvoir, les conservateurs ont dirigé le pays en partant du principe que le gouvernement ne devrait pas s'imposer dans la vie des Canadiennes et des Canadiens. On a vu un gouvernement prêt à sacrifier la salubrité des aliments et à compromettre l'égalité des femmes. On a vu un gouvernement se réjouir d'alléger le fardeau fiscal des entreprises, tout en fermant les yeux sur la disparition croissante d'emplois bien rémunérés. On a vu un gouvernement obsédé par l'idée de tenir le Parlement et la population à l'écart de ses décisions.
Dès l'ouverture de la 40e session parlementaire, l'AFPC poursuivra sa lutte pour défendre des services publics de qualité si nécessaires aux Canadiens. L'épidémie de listériose illustre bien les conséquences désastreuses qu'entraîne un relâchement de notre système de réglementation. Qu'il s'agisse d'assurer la salubrité des aliments, d'empêcher la privatisation des postes et la vente de biens publics, ou encore de protéger l'environnement, notre syndicat sera présent.
Il y a des défis économiques à surmonter, tant ici qu'ailleurs dans le monde. Nous ne laisserons pas le gouvernement conservateur essayer de résoudre les problèmes économiques sur le dos des membres de l'AFPC et au détriment des services publics essentiels. Nous continuerons notre lutte pour obtenir des conventions collectives justes et mettre fin à la privatisation et à la sous-traitance des services publics.
Souhaitons que le premier ministre est sincère lorsqu'il affirme vouloir éviter toute partisanerie. Le Parlement doit travailler pour le bien de la population, et non pour gagner une autre élection. Notre syndicat et nos membres tiendront le nouveau Parlement responsable de ses gestes.
le président national,
John Gordon
Date de modification : 2010/01/29







