30 octobre 2008
Communiqué
L'AFPC soutient que le gouvernement Harper devrait agir dans l'intérêt public
Un secteur public fort allège le fardeau économique des Canadiennes et Canadiens
Ottawa – L'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) est heureuse de voir le ministre des Finances Flaherty reconnaître qu'il serait peu judicieux d'éviter un déficit à tout prix. Le syndicat encourage le gouvernement fédéral à mettre plutôt son énergie à aider les gens durement touchés par la crise économique actuelle.
L'AFPC représente 160 000 travailleuses et travailleurs au pays, dont plus de 130 000 employés du secteur public fédéral. En cette période d'incertitude économique, la population a les yeux rivés sur les membres de l'AFPC, qui sont sur la première ligne pour aider les gens à obtenir de l'assurance-emploi et des chèques de pension, du recyclage professionnel et de l'aide à l'adaptation. Chaque jour, les membres de l'AFPC reçoivent de nombreux appels de personnes qui s'inquiètent de l'état de leurs comptes de banque et de leur revenu de retraite, et qui veulent savoir ce que le gouvernement entend faire pour alléger la crise qui a d'abord frappé le milieu bancaire et financier pour s'étendre rapidement à l'économie traditionnelle.
« Le temps est venu d'investir dans l'infrastructure et les services publics, souligne John Gordon, président national de l'AFPC. La déclaration d'hier du ministre Flaherty selon laquelle le processus d'examen des dépenses au sein du gouvernement serait élargi aux sociétés de la Couronne et aux salaires dans le secteur public est particulièrement inquiétante en ces temps où l'on devrait plutôt chercher comment venir en aide aux personnes et aux sociétés qui souffrent des répercussions économiques. »
L'AFPC soutient que l'obsession du ministre Flaherty concernant l'examen des dépenses consumera l'énergie et les ressources grandement nécessaires pour aider la population et les sociétés canadiennes à survivre à la crise économique actuelle.
« Ce dont le Canada a surtout besoin avant de pousser davantage l'examen des dépenses, c'est d'une nouvelle réglementation dans le secteur des services financiers et de la mise en application efficace de cette réglementation pour faire en sorte qu'elle ne mette plus jamais notre économie en péril », déclare le président Gordon.
Selon l'AFPC, les ministères, les agences et les sociétés de la Couronne du gouvernement devraient veiller à faire en sorte que les sociétés canadiennes de l'économie traditionnelle demeurent solvables et productives. Le syndicat exhorte aussi le gouvernement à offrir une aide véritable, rapide et concrète au secteur manufacturier et pour les régimes de pension privés qui ont subi le contrecoup catastrophique des excès du milieu financier. À cela devrait s'ajouter un programme d'assurance-emploi accessible à la majorité des Canadiennes et des Canadiens sans emploi, et non à une fraction d'entre eux qui sont actuellement admissibles aux prestations. Ces mesures aideraient grandement les personnes qui travaillent et leur famille à survivre à une crise dont elles ne sont absolument pas responsables.
« Wall Street et Bay Street sont à la source de la crise; les gens ordinaires et les travailleuses et travailleurs du secteur public ne devraient pas faire les frais d'une crise économique causée par l'irresponsabilité du secteur financier et de l'investissement, déclare le président Gordon. Pour rebâtir l'économie et essayer de réduire la pauvreté au Canada, il faut investir dans une infrastructure et des services publics de qualité. »
Pour renseignements :
Alain Cossette, Communications, AFPC, 613-293-9210
54-301008
Date de modification : 2010/07/29







