14 novembre 2008
Négociations avec Postes Canada
Communiqué
Avis de grève à Postes Canada
Ottawa – Les membres de l'Alliance de la Fonction publique du Canada ont remis un avis de grève de 72 heures hier à la Société canadienne des postes pour protester contre les tentatives de la Société d'imposer un nouveau régime d'invalidité de courte durée qui a été rejeté catégoriquement par près de neuf de ses employées sur dix.
« Nos membres ont voté à 88 % pour la grève parce qu'ils refusent ce nouveau régime d'invalidité de courte durée, a déclaré le président national de l'AFPC, John Gordon. Ces employées veulent seulement protéger les congés de maladie et les congés pour obligations familiales qu'elles ont acquis dans le passé », a-t-il ajouté.
La grève commencera le lundi 17 novembre si les négociations sont toujours dans une impasse. La convention collective conclue entre l'AFPC et Postes Canada est expirée depuis le 31 août 2008. Le syndicat a signifié un avis de négocier à l'employeur le 1er mai 2008, et les négociations ont commencé le 4 juin 2008.
Pour justifier la grève planifiée, le président Gordon a souligné que les membres n'ont considéré cette option que parce que l'employeur les a acculés au pied du mur. « Notre seul but a toujours été de négocier une convention sans avoir à dresser des lignes de piquetage, a déclaré le président Gordon. La direction de la Société canadienne des postes doit comprendre qu'elle ne peut imposer unilatéralement de nouvelles conditions de travail à ses employées sans d'abord négocier avec le syndicat », a-t-il conclu.
Le président Gordon a également ajouté que les membres de l'AFPC à Postes Canada pourraient compter sur l'appui de leurs consoeurs et confrères de l'AFPC partout au pays. Près de 2 400 membres de l'AFPC travaillent pour Postes Canada. Leur grève pourrait avoir des répercussions sur la distribution postale au Canada.
L'AFPC a aussi déposé une plainte de pratique déloyale de travail contre Postes Canada. Elle l'accuse d'avoir diffusé de l'information erronée à l'ensemble de son personnel au sujet des négociations menées avec l'AFPC et d'avoir enfreint les dispositions du Code canadien du travail.
Dans ces messages trompeurs, l'employeur a déclaré que les changements apportés aux dispositions sur les congés de maladie et les congés pour obligations familiales entreraient en vigueur le 1er janvier 2010. Il omet toutefois de mentionner que les changements n'ont pas été négociés avec le syndicat. L'AFPC accuse aussi l'employeur de vouloir discréditer le syndicat en envoyant directement aux membres des messages contenant des propos erronés et trompeurs au sujet du déroulement des négociations.
Renseignements :
Alain Cossette, Communications, AFPC, 613-293-9210
62-141108
Date de modification : 2010/07/29







