8 décembre 2008
Négociations avec Postes Canada
Communiqué
Postes Canada a de graves problèmes de crédibilité
Ottawa – Les messages contradictoires que transmet Postes Canada rendent les négociations difficiles à la table, selon l'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), le syndicat représentant plus de 2 100 employées et employés actuellement en grève contre Postes Canada.
« La Société canadienne des postes affirme publiquement qu'elle ne cherche pas à réduire les congés de maladie de son personnel, alors qu'elle envoie des courriels dans lesquels elle se réjouit de la possibilité de réduire de moitié les congés de maladie », a déclaré John Gordon, président national de l'AFPC.
Le président Gordon fait référence à une lettre envoyée au Ottawa Citizen le 26 novembre dernier par Mary Traversy, la chef des Ressources humaines à Postes Canada. Dans sa lettre, elle déclare :
« On y prétend (dans un article de journal) à tort que la Société cherche à « réduire les congés de maladie et, éventuellement, à les éliminer. Cette hypothèse est en flagrante contradiction avec l'histoire de la SCP. » [Notre traduction]
Cette déclaration contredit un courriel que Mary Traversy a envoyé le 28 novembre à son équipe de direction chez Postes Canada et dans lequel elle écrit :
« Le changement proposé à l'afpc (sic) pourrait avoir des effets incroyables pour la SCP, du jamais vu! Pensez-y : réduire de moitié les congés de maladie! » [Notre traduction]
Le président Gordon a aussi ajouté que la Société canadienne des postes trompe la population canadienne au sujet de la qualité de la livraison du courrier durant la présente grève déclenchée par 2 100 membres de l'AFPC.
Dans le cadre d'une campagne agressive de relations publiques, la SCP dit au public canadien que la grève n'a pas vraiment nui à la livraison du courrier, alors qu'elle essaie de convaincre les tribunaux de l'Ontario, de la Colombie-Britannique, de la Nouvelle-Écosse et d'autres provinces que la livraison du courrier a été grandement perturbée par la grève.
Selon Gordon, ces messages contradictoires constituent un obstacle à la négociation d'une convention collective équitable et créent un climat de méfiance à la table.
« Cela peut expliquer pourquoi les relations de travail ont toujours été empreintes de tensions et de méfiance à Postes Canada », conclut le président Gordon.
Quatre-vingt-huit pour cent (88 %) des membres de l'AFPC à Postes Canada ont voté pour la grève et sont en grève depuis le 17 novembre 2008.
Entrevues :
Alain Cossette, agent de communication de l'AFPC, 613-293-9210
77-081208
Date de modification : 2010/07/29







