2 octobre 2009
Communiqué
Les travailleuses et travailleurs des institutions artistiques se montrent solidaires
Marche vers le musée en photos
Ottawa – En dépit des 11 mises à pied effectuées au Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) et de la menace de nombreux autres licenciements, les membres de l’AFPC qui travaillent au MBAC sont solidaires des autres travailleuses et travailleurs. Aujourd’hui, ils ont remis 1 000 $ à leurs consœurs et confrères du Musée des civilisations et du Musée de la guerre qui sont en grève.
À midi, les membres de l’AFPC se sont réunis sous l’araignée géante devant le MBAC et ont ensuite traversé le pont Alexandra pour manifester leur appui aux grévistes.
Philippe Carpentier, président de la section locale de l’AFPC au Musée des beaux-arts, a indiqué que le syndicat avait déposé des griefs pour dénoncer les mises à pied injustifiées.
« Les annonces récentes faites par le Musée des beaux-arts ont pour effet de priver les Canadiennes et les Canadiens de services auxquels ils sont habitués lorsqu’ils visitent le Musée, ajoute-t-il. Nous ferons tout en notre pouvoir pour maintenir les services auxquels la population a droit ».
Il ajoute que le syndicat s’opposera au projet de privatisation des emplois à la librairie du Musée, ce qui entraînerait non seulement la perte de bons emplois du secteur public, mais aussi la perte de revenus pour le Musée. Selon M. Carpentier, la convention collective du MBAC interdit à l’employeur de confier à une tierce partie le travail normalement exécuté par des membres de l’unité de négociation.
Selon Maria Fitzpatrick, vice-présidente exécutive régionale de l’AFPC pour la région de la capitale nationale, le front commun des syndicats contre les gestionnaires des institutions artistiques et le gouvernement conservateur vient renforcer la détermination des travailleurs.
« Nos sections locales au Musée des civilisations et au Musée des beaux-arts sont fortes et déterminées, affirme Maria Fitzpatrick. La solidarité de ces travailleuses et travailleurs est essentielle si l’on veut que ces institutions remplissent leur mandat culturel et socio-économique tant à Ottawa que dans le reste du pays».
La convention collective en vigueur entre l’AFPC et le Musée des beaux-arts du Canada vient à expiration en juin 2010. Maria Fitzpatrick souligne que les membres se préparent activement pour la prochaine ronde de négociations et sont résolus à faire inclure une nouvelle clause de non-licenciement dans la convention collective.
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Date de modification : 2010/07/29







