Protégez le registre des armes à feu : dites NON au projet de loi C-391!

25 octobre 2011

L'abolition du registre des armes d'épaule met la sécurité des Canadiennes et des Canadiens en danger

On s'attend à ce que le gouvernement fédéral présente aujourd'hui un projet de loi visant à abolir le registre canadien des armes d'épaule. Pourtant, un projet de loi semblable émanant d'un député a été rejeté de justesse l'automne dernier. Cette fois, la loi sera probablement imposée de force par le gouvernement conservateur majoritaire qui tente depuis plusieurs années de discréditer et d'éliminer cet important outil en matière de sécurité publique.

Selon le YWCA Canada, la violence envers les femmes coûte au Canada environ 4 milliards de dollars. Chaque année, 100 000 femmes et enfants se voient obligés d'abandonner leur foyer pour échapper à diverses formes de violence. Le registre des armes d'épaule protège les femmes. Lorsque survient un incident de violence conjugale, les policiers appelés à intervenir consultent le registre des armes d'épaule.

Depuis la mise sur pied du registre, en 1991, le taux d'homicide par carabine ou fusil de chasse a diminué de 70 %. Entre 1998 et 2008, les contrôleurs des armes à feu ont refusé de délivrer ou ont révoqué plus de 22 000 permis pour des motifs de sécurité publique.

« L'enregistrement des armes d'épaule donne des résultats. Et les organismes d'application de la loi, les professionnels de la santé de première ligne et les organisations féminines ne sont pas les seuls à le croire », précise Patty Ducharme, vice-présidente exécutive nationale. « Les Canadiennes et les Canadiens ne sont pas dupes. Ils savent qu'il est insensé d'éviscérer ce service public. Ils savent qu'il est plus important de sauver des vies. »

Lorsqu'on a soulevé cette question pendant la dernière session parlementaire, les membres de l'AFPC étaient au premier rang de la lutte pour sauvegarder le registre des armes d'épaule. Les membres affectés au Programme canadien des armes à feu, au bureau de Miramichi, sont bien placés pour témoigner directement de la nécessité du registre. Selon Patty Ducharme, ces membres en voient les résultats tous les jours.

« Quand on veut conduire une voiture, il faut avoir un permis. Pourquoi faire tant d'histoires pour un permis de port d'arme », ajoute-t-elle.

« On n'y échappe pas : la réduction des services ne peut que compromettre notre sécurité », proclame Jeannie Baldwin, vice-présidente exécutive régionale de l'Atlantique. « Il est donc temps de laisser les employés chevronnés du Programme canadien des armes à feu faire leur travail et nous garder sains et saufs et de croire les Canadiennes et les Canadiens lorsqu'ils demandent qu'on maintienne l'enregistrement des armes d'épaule. »


Date de modification : 2011/10/25



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