Le Rassembleur

Dans ce numéro :

Vol. 6, no 1 – Printemps 2012

Au service de la population canadienne


Message du président national

Solidaires contre les compressions!

Peu importe où nous vivons, nous pouvons toujours former des coalitions pour renforcer notre mouvement et nous opposer aux compressions dans les services dont dépendent nos communautés. Les services publics sont une ressource nationale inestimable, qu'on doit absolument maintenir pour l'avenir de notre pays.

Consoeurs, confrères, voici mon dernier message en tant que président national. Après plus de 30 ans d'action politique, je compte prendre ma retraite après le Congrès national triennal de l'AFPC, en mai 2012. Ce fut un honneur et un privilège de servir les membres de l'AFPC. Notre syndicat ne cesse de croître, de se diversifier et de prendre des forces.

C'est sur ces forces que nous devons compter. Notre effectif et notre diversité constituent nos principaux atouts. Le gouvernement fédéral s'en prend aux services publics et nous en souffrons tous, travailleurs comme citoyens. En tant que membres de l'AFPC, nous assurons des services publics d'une importance cruciale pour l'ensemble de la population canadienne. Nos salaires et nos pensions forment une base économique stable sur laquelle s'appuient nos communautés et nos entreprises locales.

Au lieu de reconnaître la contribution majeure de nos 170 000 membres à l'économie canadienne, le premier ministre Harper et les grands patrons préfèrent faire payer les travailleurs du secteur public pour une récession qu'ils n'ont pas causée. Harper et ses acolytes semblent croire que le Canada ne peut se permettre d'offrir des services publics. Pourtant, nous savons tous que nous ne pouvons nous en passer, car ils forment le pivot de la reprise économique.

Une étude du Centre canadien de politiques alternatives estime que les compressions annoncées dans les budgets fédéraux de 2010 et de 2011 coûteront entre 60 000 et 68 300 emplois. Sabrer le budget 2012 causera encore plus de pertes d'emplois. Plus de 22 000 emplois disparaitront dans la région de la capitale nationale et 5 400 en Atlantique, ce qui fera grimper le taux de chômage dans ces régions.

Peu importe comment on réduira les dépenses, il est clair que beaucoup d'emplois seront sacrifiés. Outre la fonction publique fédérale, le secteur à but non lucratif, les sociétés d'État et le secteur privé qui font affaire avec le gouvernement seront touchés. En effet, plus on perd d'emplois, plus les communautés sont perturbées et plus elles ont du mal à s'en remettre.

Pour nous mobiliser en faveur des services publics, nous devons tirer profit de notre diversité et de la force du nombre. Peu importe où nous vivons, nous pouvons toujours former des coalitions pour renforcer notre mouvement et nous opposer aux compressions dans les services dont dépendent nos communautés. Les services publics sont une ressource nationale inestimable, qu'on doit absolument maintenir pour l'avenir de notre pays.

Comme tout bon militant syndical, j'ai toujours cru en la force du nombre et en la solidarité. Nous pouvons former des alliances et nous mobiliser pour la justice sociale, les droits de la personne et des services publics de qualité. L'action politique est une priorité de l'AFPC et peut prendre bien des formes. Je vous encourage chaleureusement à rester actifs au sein de votre communauté.

Ensemble, nous faisons une différence. Chaque membre de l'AFPC doit agir et tâcher de mobiliser ses proches.

À la veille de mon départ de l'AFPC, je me sens très fier de ce que notre syndicat a accompli. Notre force est le résultat de notre solidarité, de notre action politique et de notre engagement. Je souhaite sincèrement que nous poursuivions sur cette lancée. Nous devons resserrer les rangs non seulement au sein de l'AFPC, mais également à l'intérieur du mouvement syndical tout entier. Ainsi, nous pourrons faire valoir les droits des travailleurs et de leurs communautés. Nous ne devons pas avoir peur d'utiliser notre force. Nous devons sans cesse défendre la justice et réagir à toute tentative pour éliminer les services publics, bafouer les droits de la personne et entamer notre idéal d'égalité.

En toute solidarité,
John Gordon,
président national


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NOTRE TROISIÈME CHOIX

Non à l'austérité, oui au troisième choix!

Le gouvernement veut sabrer entre 8 et 10 milliards de dollars de son budget au cours des deux à quatre prochaines années. Les conséquences : l'effritement du tissu social; moins de programmes culturels et environnementaux; la perte possible de centaines de milliers d'emplois dans les secteurs public et privé.

L'AFPC estime qu'il y a de meilleures solutions : un troisième choix, qui consiste à investir à la fois dans l'économie ET les services publics. Mais ce meilleur choix, qu'est-ce que ça veut dire au juste?

1. Un meilleur choix, c'est opter pour l'ouverture et la transparence.

Le plan d'austérité des conservateurs aura des conséquences dévastatrices pour les familles et les collectivités partout au Canada, aujourd'hui et demain. Pourtant, c'est dans le plus grand secret que les décisions ont été prises : où va-t-on réduire les services, quand, comment? On l'ignore. Le Parlement, les médias et le public ont été tenus dans l'ignorance la plus complète.

L'AFPC estime qu'il y a un meilleur choix : commencer par la bonne gouvernance et, avant tout, la transparence.

2. Un meilleur choix, c'est faire un bilan des compressions antérieures AVANT d'en effectuer d'autres.

Plusieurs ministères doivent déjà gérer la crise causée par les compressions annoncées lors des budgets précédents. Service Canada, par exemple, devra sabrer 276 millions de dollars d'ici mars 2013. Le résultat : de plus longues périodes d'attente pour les prestataires d'assurance-emploi ou de sécurité de la vieillesse.

Ces compressions ont un effet dévastateur sur les plus vulnérables, soit les chômeurs et les aînés qui dépendent des prestations pour joindre les deux bouts.

Le gouvernement met également fin au financement de programmes et d'organisations qui fournissent des données essentielles à l'élaboration des politiques.

Un meilleur choix, c'est prendre le temps d'étudier l'impact des politiques gouvernementales. C'est aussi en prendre l'entière responsabilité. Avant d'effectuer d'autres coupes budgétaires, le gouvernement doit absolument mener un examen public de l'impact socioéconomique des compressions antérieures.

3. Un meilleur choix, c'est mettre la santé, la sécurité et l'environnement au premier rang des priorités.

Pourquoi affaiblir l'inspection et la règlementation, garantes de la sécurité de la population? Prenons l'inspection des aliments, par exemple. En janvier dernier, le gouvernement a annoncé qu'il abandonnera certaines mesures de contrôle des aliments adoptées après une contamination à la listériose qui a coûté la vie à 23 personnes en 2008. Moins de contrôle, alors que la population en a davantage besoin, quelle belle logique!

C'est pourquoi l'AFPC demande au gouvernement de réinvestir dans les services, les règlements et la recherche scientifique qui préservent l'environnement et protègent la santé et la sécurité des Canadiens, au lieu de les affaiblir.

4. Un meilleur choix, c'est mieux décider où et comment dépenser.

La plupart des Canadiens croient que 26 milliards de dollars pour des avions de combat F-35 mal équipés, c'est du pur gaspillage. On se demande aussi pourquoi le gouvernement adopte un projet de loi contre le crime, alors que les taux de criminalité sont en baisse. Et qui devra payer la facture salée qui accompagnera une telle loi? Les tribunaux, les prisons et les provinces.

Le gouvernement insiste pour continuer à faire des cadeaux aux grandes sociétés canadiennes, sans qu'elles soient obligées de créer des emplois au Canada, d'investir au pays ou d'aider l'économie canadienne à se relever. C'est plutôt le contraire qui se passe : ces allègements fiscaux se sont traduits par des pertes de revenu annuelles d'environ 123 milliards de dollars.

Le gouvernement gaspille aussi beaucoup d'argent en ayant recours à la soustraitance, aux agences de placement et aux consultants.

La vérité est pourtant claire comme de l'eau de roche : c'est le gouvernement luimême qui a creusé le déficit, en choisissant de dépenser des milliards de dollars pour avancer ses propres priorités.

5. Un meilleur choix, c'est investir dans notre avenir et accorder la priorité à l'économie canadienne.

De plus en plus d'économistes et d'analystes financiers mettent en doute la priorité des conservateurs, qui frise l'obsession : réduire le déficit à zéro.

Plutôt que d'investir dans les services, qui ouvrent la voie de la prospérité aux générations futures, le gouvernement les élimine. Par exemple, il a récemment fermé les centres d'emploi étudiant, qui ouvraient leurs portes chaque printemps depuis plus de 40 ans.

Les services publics appartiennent aux Canadiennes et aux Canadiens. Ils y ont droit, peu importe leur revenu, leur âge, leur ethnicité, leur sexe ou leur lieu de résidence.

L'AFPC refuse catégoriquement le programme d'austérité du gouvernement conservateur. Investir dans les services publics est essentiel pour bâtir et préserver une économie dynamique au Canada.

Ceci est une version abrégée de la plateforme Troisième choix de l'AFPC pour le budget fédéral de 2012. Pour la version complète, rendez-vous au www.psac-afpc.com


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Les fonctionnaires veillent sur la population canadienne

Les membres de l'AFPC assurent la santé et la sécurité des Canadiens. Qu'ils inspectent les denrées alimentaires importées ou qu'ils s'assurent que les avions soient en état de voler, ces travailleurs jouent un rôle essentiel dans notre protection.

Les sondages montrent que neuf Canadiens sur dix sont d'avis que leur gouvernement devrait prendre davantage de mesures pour protéger l'environnement, la santé et la sécurité. Parmi les répondants, 83 % croient que ce sont les inspecteurs gouvernementaux qui doivent garder l'oeil sur l'industrie et faire respecter les lois. On ne doit pas laisser l'industrie s'autoréglementer.

Des compressions risquées

À l'été 2008, 23 Canadiens et Canadiennes sont morts après avoir mangé des charcuteries Maple Leaf contaminées à la Listéria. Des dizaines d'autres en sont tombés gravement malades. Après une enquête publique, le gouvernement a promis d'injecter plus d'argent dans l'inspection des viandes. Pourtant, il a réduit les budgets dans ce domaine, mettant en péril la salubrité alimentaire.

La situation est la même pour les services de sauvetage maritime à St. John's et à Québec. Pour être efficaces, les sauveteurs doivent connaître intimement les côtes et les régionalismes. C'est ce qui a permis, en juin 2011, de sauver Oakly Johnston, un pêcheur de homards.

Mais protéger la santé publique, ça veut aussi dire préserver l'environnement. Des scientifiques de partout au monde nous mettent en garde : les compressions à Environnement Canada portent atteinte à la surveillance de la couche d'ozone et handicapent les programmes qui cherchent à mesurer la pollution.

Les membres de l'AFPC jouent bien d'autres rôles cruciaux : enquêteurs d'accident, douaniers, techniciennes en décontamination chimique, agents de réglementation de la manutention des grains, inspectrices de navires et de trains, spécialistes du contreterrorisme, agentes des pêches, inspecteurs en santé et sécurité, etc.

Des règlements en péril

La Commission sur la « réduction de la paperasse » établie par le gouvernement n'est qu'un prétexte pour diminuer le nombre d'inspecteurs, ceux-là mêmes qui, en faisant respecter les règlements, protègent la population canadienne. Or, le gouvernement devrait chercher à améliorer cette protection, non à l'affaiblir.

Ces photos de membres de l'AFPC illustrent bien le travail qu'ils accomplissent chaque jour pour protéger la population canadienne. Leur travail est inestimable et mérite d'être reconnu.

Veiller sur nos marins

Denise Loder travaille à Port Hastings, en Nouvelle-Écosse. Elle est responsable des écluses du canal Canso et chargée de la sécurité des marins. Pour elle, les compressions dans les services publics causeront des délais qui empêcheront les employés de bien servir la population.

Inspecter nos aliments

Don Cumby est inspecteur spécialisé dans la transformation des aliments à l'ACIA. Il vérifie la salubrité des aliments consommés au Canada. La réduction du personnel et du matériel obligent les employés à faire plus de travail avec moins de ressources. Ainsi, il est de plus en plus difficile pour Don de faire son travail.

Nourrir nos équipages

Bert Farwell est chef à bord d'un navire scientifique. Ses tâches principales : préparer des repas nutritifs pour l'équipage et participer aux opérations de sauvetage.

Assurer notre sécurité aérienne

Michael Tennant travaille comme inspecteur de la sécurité de l'aviation civile à Transports Canada. Il est chargé de contrôler les lignes aériennes et de mener des activités de surveillance à bord des aéronefs.

Vérifier la salubrité des produits de la mer

Robert Delisle est inspecteur spécialiste de la transformation des aliments à Montréal. Pour lui, ce travail est crucial, puisqu'une grande part du poisson consommé ici vient de l'étranger.

Rendre l'information accessible

Kathy Robinson est adjointe administrative à Fort St. John, en Colombie- Britannique. Elle fournit de l'information cruciale à ses collègues pour qu'ils puissent assurer la sécurité de nos aéroports.

Vérifier les étiquettes

Terri Lee inspecte les aliments pour vérifier l'étiquetage (notamment l'information sur la nutrition) et le poids net. Le programme pour lequel elle travaille est sous-financé.


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ENJEUX

Les compressions font du tort aux jeunes travailleurs

Précarité d'emploi = vulnérabilité des jeunes

Les compressions dans la fonction publique fédérale ont eu des répercussions encore plus néfastes pour les jeunes travailleurs, surtout lorsque ces coupes entraînent la mise à pied d'employés temporaires.

Les projets du gouvernement fédéral visant à réduire les budgets des ministères de cinq à dix pour cent ont entraîné la mise à pied d'employés nommés pour une durée déterminée avant que ceux-ci obtiennent leur permanence. Or, bon nombre de ces emplois sont occupés par de jeunes travailleurs qui ne cherchent qu'à se tailler une place au sein de la fonction publique.

En octobre dernier, Service Canada a mis fin aux contrats de 600 employés nommés pour une durée déterminée qui étaient responsables du traitement des demandes d'assuranceemploi. La plupart, de jeunes travailleurs,

occupaient leur emploi depuis près de trois ans et espéraient obtenir sous peu un poste permanent. Ces mises à pied les obligeront à reprendre à zéro leur projet de carrière dans la fonction publique fédérale.

Changer les règles

Cet automne, le ministère de la Défense nationale a annoncé qu'il allait changer ses règles sur les emplois de durée déterminée. Alors qu'il accordait auparavant la permanence aux employés temporaires en poste pendant trois ans, le ministère a indiqué qu'il n'appliquerait plus cette règle. Pour les jeunes employés du ministère, cela veut dire pas de sécurité d'emploi à l'horizon.

Selon André Beaulieu, agent des services frontaliers à Woodstock, au Nouveau- Brunswick, et directeur des jeunes travailleuses et travailleurs au conseil de la région de l'Atlantique, cette tendance est troublante et aura de profondes répercussions pour les jeunes travailleurs.

« On avait l'habitude de dire qu'un emploi dans la fonction publique, c'était de l'or en barre, mais ce n'est plus le cas aujourd'hui, affirme M. Beaulieu. J'ai des amis qui souhaitent fonder une famille, mais qui ont choisi de remettre ce projet à plus tard tant qu'ils n'auront pas de sécurité d'emploi. »

Remettre les décisions à plus tard

Ces jeunes travailleuses et travailleurs croulent sous d'énormes dettes, qu'ils ont accumulées en raison des frais de scolarité élevés, de la stagnation du salaire réel et d'un taux de chômage plus haut que la moyenne nationale.

Dans la fonction publique, les mauvaises conditions de travail des employés temporaires font en sorte que les ministères et les agences n'arrivent pas à conserver leur personnel qualifié. Erica Yang est agente des services externes au centre de Service Canada à New Westminster. Elle siège comme coordonnatrice des jeunes travailleuses et travailleurs au conseil de région de la Colombie-Britannique. Elle souligne que les travailleurs temporaires ne seront pas portés à faire preuve de loyauté à l'égard de leur employeur s'ils n'entrevoient pas la possibilité d'obtenir une sécurité d'emploi.

Selon Mme Yang, cette situation précaire démoralise les jeunes travailleurs et les incite à ne plus faire confiance au gouvernement.

L'implication des jeunes travailleurs

L'AFPC a décidé de relever ce défi en encourageant l'implication politique de ses jeunes membres. Leur engagement politique est inévitable pour attirer l'attention des politiciens sur les préoccupations des jeunes travailleurs. Leur implication suscite également l'intérêt de candidats plus progressistes.

« Je crois qu'il est important d'encourager les jeunes travailleurs à s'engager politiquement, car c'est aussi de cette façon qu'ils pourront faire connaître leurs préoccupations et exercer leurs droits », déclare Christo Aivalis, représentant des jeunes travailleurs au conseil de région de l'Ontario.

Si vous êtes une jeune travailleuse ou un jeune travailleur et souhaitez prendre part à la lutte pour obtenir de meilleurs emplois et services, communiquez avec votre bureau régional de l'AFPC le plus près et visitez le site www.psac-afpc.com pour vous abonner aux bulletins d'information en ligne.


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À Ottawa, on bâtit des ponts entre syndicat et communauté

Le bureau de l'AFPC dans la région de la capitale nationale cherche à tisser des liens plus étroits entre les syndicats et les groupes communautaires à Ottawa-Gatineau.

La grève au Centre Booth de l'Armée du Salut a donné lieu à une initiative réussie en ce sens. Au début de février, pour marquer le premier mois de grève, le syndicat a participé à l'organisation d'un souper communautaire gratuit, agrémenté de témoignages et de musique. Pendant le repas, les convives en ont appris davantage sur l'expérience vécue par les travailleuses et les travailleurs de l'Armée du Salut, du Novotel et du Musée des sciences et de la technologie du Canada.

Les employés du Novotel sont en pleine campagne de syndicalisation avec UNITE HERE, ce qui leur a valu la répression féroce de la gestion. Espérance Umwizaninde a témoigné au nom des travailleurs. Elle a aussi raconté son histoire personnelle, depuis son départ du Rwanda après le génocide jusqu'au jour où elle a appris que son nouveau-né souffrait de la leucémie. Préposée aux chambres au Novotel d'Ottawa, elle a essayé de constituer un syndicat pour que l'employeur la respecte, elle et ses collègues. Mais la direction n'a pas été longue à repérer ses activités syndicales et l'a mise à pied en octobre 2011.

Bryan Casey s'est exprimé au nom des 17 travailleuses et travailleurs qui ont récemment perdu leur emploi au Musée des sciences et de la technologie du Canada. Il a expliqué comment la section locale de l'AFPC, avec l'appui du bureau régional, a réussi à attirer l'attention des médias et du public sur le Musée.

Jen Chomsey, qui travaille en première ligne au Centre Booth de l'Armée du Salut, a fait le point sur la situation des grévistes. Travailler auprès des sansabris n'est pas facile, surtout quand on reçoit un salaire de misère, comme c'est le cas des préposés au ménage, à la cuisine ou à l'entretien. Jen en a profité pour inviter les convives à venir renforcer les lignes de piquetage.

Le souper était organisé par les membres et le personnel de l'AFPC, de UNITE HERE et de la section locale SCFP 2204, avec l'appui financier d'une dizaine d'autres sections locales. Dimanche soir, une foule de plus de 140 personnes se pressait autour de la table.

L'activité a fait des adeptes parmi les nouveaux. Trish Chang, membre de l'AFPC, s'est portée volontaire pour prendre des photos. « C'est la première fois que je participe à une activité du syndicat, affirme-t-elle. Venir à la rencontre des gens, c'est une bonne façon de faire connaître le travail de l'AFPC et les travailleurs qu'elle représente. Combiner les témoignages des travailleurs avec les prestations d'artistes, quelle idée géniale! »


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TROISIÈMECHOIX.CA

Vidéo sur les services offerts par la Garde côtière

Fermer des centres de sauvetage maritime coûtera des vies

Recherché : un troisième choix

En décembre dernier, nous avons lancé une campagne dans les médias sociaux pour discuter avec les Canadiennes et Canadiens qui estiment avoir droit à un gouvernement qui tient compte de leurs intérêts à court et à moyen terme et qui investit à la fois dans l'économie et les services sociaux.

Une agente de recherche et sauvetage reçoit un appel de détresse d'un homme accroché à une falaise au-dessus des eaux tumultueuses de l'océan. Comme l'agente rassemble son équipement avec hâte pour voler au secours de l'homme, un écureuil géant s'invite dans son bureau, jette tout par terre et l'empêche de répondre à l'appel de détresse.

C'est la scène dépeinte dans une vidéo de la campagne « Troisième choix », une initiative de l'AFPC qui montre toute l'absurdité de sacrifier des services publics essentiels dans l'espoir de réduire rapidement le déficit. De nombreux défenseurs des services de recherche et de sauvetage étaient présents lors du lancement de la vidéo à St. John's, en février, et ont fait référence aux coûts humains de ces compressions mal avisées.

Le lancement a eu lieu sur le chemin Signal Hill, qui surplombe le port de St. John's et, du côté sud, le Centre secondaire de sauvetage maritime, qui doit fermer le 1er avril 2012. Le lancement a eu lieu à peine deux jours après que la Garde côtière canadienne ait annoncé qu'elle accélérait la fermeture des centres de sauvetage de St. John's et de Québec.

Répondre aux appels de détresse

Le Centre de sauvetage maritime de St. John's coordonne les sauvetages en mer sur un immense territoire : 900 000 km2 d'eaux glaciales et 28 956 km de côtes traîtresses. Le Centre répond à plus de 500 appels de détresse par an.

Étaient présents au lancement : Oakly Johnston, rescapé des mers, Merv Wiseman, délégué syndical pour les coordonnateurs du Centre, Jeannie Baldwin, vice-présidente de l'AFPC pour l'Atlantique, et les membres de la coalition MayDay.

Le 7 juin 2011, près de la baie Placentia, M. Johnston, pêcheur de homard depuis 59 ans, a été rescapé alors qu'il se trouvait en danger sur une mer agitée, quelques heures seulement avant qu'Ottawa annonce la fermeture des centres. Une quinzaine de minutes après son appel, un hélicoptère volait au-dessus de sa tête et les vaisseaux qui mouillaient à proximité avaient été alertés et se dirigeaient vers lui. M. Johnston et d'autres pêcheurs professionnels sont convaincus que la décision du gouvernement mettra des vies en danger.

Il y aura aussi perte d'emplois : 12 à St. John's, 9 à Québec et 6 au Centre secondaire de sauvetage maritime d'Halifax. Désormais, les centres de coordination d'Esquimalt, de Trenton et d'Halifax répondront aux appels. En tout, la Garde côtière perdra 27 employés. Ces compressions font partie des économies découlant de l'examen budgétaire de 2010, qui a forcé Pêches et Océans Canada et la Garde côtière à sabrer 56,8 millions de dollars de leurs budgets.

La connaissance locale, ça compte!

La coalition MayDay a été créée pour rassembler les parties intéressées, dont les syndicats et les citoyens, qui rejettent la fermeture du Centre de sauvetage maritime de St. John's. La coalition demande un examen indépendant de la décision fédérale avant la fermeture prévue du Centre au printemps. « On ne compte plus les études et les enquêtes sur les tragédies maritimes qui ont conclu que ces centres sont essentiels pour sauver des vies, explique Merv Wiseman. Car il faut connaître les conditions locales et posséder une expertise spécifique à la région pour faire ce travail. C'était vrai hier, c'est encore vrai aujourd'hui. »

« Des dizaines de milliers de Canadiens, notamment des pêcheurs professionnels, des exploitants de traversiers, des voyagistes et des travailleurs de l'industrie pétrolière et gazière gagnent leur vie sur les eaux les plus dangereuses au monde, soutient Lana Payne, présidente de la Fédération du travail de Terre-Neuve et coordonnatrice de la coalition MayDay. Pourquoi Harper veut-il mettre leur vie en danger? »

Oakly Johnston, comme des milliers d'hommes et de femmes qui tirent leur subsistance de l'océan, croit fermement que, sans l'expertise du centre de St. John's, il ne serait pas là aujourd'hui.

Pour participer à la campagne et voir la vidéo : troisiemechoix.ca


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RÉSULTATS DU SONDAGE

Les pensions et la sécurité d'emploi au coeur des préoccupations

En préparation pour son congrès triennal, ce printemps, l'AFPC consulte ses membres de mille manières, afin de mieux connaître leurs priorités pour les trois années à venir.

Plus de 5 500 membres ont répondu au sondage Notre syndicat, notre pouvoir, sur papier ou en ligne. Une majorité de répondants travaillent au gouvernement fédéral, pour une agence ou pour une société d'État. Une moitié d'entre eux s'identifie comme militants, tandis que l'autre ne se considère pas comme tel.

Un rapport plus détaillé sur les résultats du sondage sera distribué au congrès triennal et affiché sur le site Web de l'AFPC à la fin d'avril.


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Mobilisation de l'AFPC contre l'austérité et la cupidité des entreprises en Ontario

Imaginez un peu que votre salaire soit réduit de moitié et que vous vous retrouviez en lock-out en plein milieu de l'hiver.

Imaginez qu'après un mois sur les lignes de piquetage, vous vous retrouviez au chômage définitivement. Ce genre de nouvelles reste en travers de la gorge. Pourtant, c'est le sort bien réel des quelque 700 travailleurs de l'usine de locomotives Caterpillar à London, en Ontario. Au lieu de négocier en vue d'une convention collective équitable, l'employeur a tout bonnement fermé l'usine, en février dernier.

Depuis la débâcle économique de 2008, les grandes sociétés et les gouvernements attaquent les travailleurs de plein front. Leur objectif : faire baisser les salaires et appliquer des mesures d'austérité. Pendant ce temps, on accorde des exemptions fiscales aux entreprises dans l'espoir qu'elles créent des emplois. C'est en vain, comme on l'a bien vu avec Carterpillar.

En effet, après avoir reçu de généreuses exemptions fiscales de la part du gouvernement conservateur, la grande société a engrangé des milliards de dollars de profits et délocalisé les emplois hors du pays. « C'est ça, le plan d'action économique de Harper? », demande ironiquement Sharon DeSousa, vice-présidente de l'AFPC pour la région de l'Ontario.

Le 21 janvier dernier, plus de 10 000 personnes se sont rassemblées au parc Victoria, à London, pour dénoncer la cupidité de Caterpillar. Partout en Ontario, les travailleurs ont manifesté leur solidarité avec les employés de l'usine de London.


Date de modification : 2012/04/02



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