Dans ce numéro :
- Message du président national
- Lancement de la campagne « Troisième choix » de l'AFPC
- Médias sociaux : les militants de plus en plus branchés
- Mobilisation d'un océan à l'autre
- Bourses d'études de l'AFPC : Réflexions sur la retraite
- « Le sentier qui nous rassemble »
- Congrès 2012 : Notre syndicat, notre pouvoir
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Vol. 5, no 4
Hiver 2011
La réduction de la fonction publique n'est pas une option pour la population canadienne
Voilà le message que j'ai livré en octobre au Comité permanent des finances de la Chambre des communes lors des consultations prébudgétaires. Le Comité a sillonné le pays pour entendre les recommandations de la population pour la création de bons emplois permanents, une reprise économique soutenue, la réduction d'impôt et l'équilibre budgétaire.
J'ai sillonné le pays, moi aussi. Et les Canadiens n'aiment pas l'option qu'ont retenue les conservateurs. Pour eux, abolir des services et des emplois à la fonction publique pour réduire le déficit n'est pas un choix logique.
Que veulent-ils? Un gouvernement qui favorise la croissance de l'économie et qui protège les emplois et les services publics qui définissent notre pays.
L'effet domino
J'ai tenu à raconter au Comité l'histoire d'une de nos membres, celle de Mélissa Ferland. Mélissa est une jeune mère qui a fait ses études en théâtre à l'Université de Windsor, en Ontario, et qui a décroché son emploi de rêve avec la troupe Dramamuse du Musée canadien des civilisations.
Pendant huit ans, Mélissa a fait connaître l'histoire canadienne aux visiteurs, étudiants et familles. Puis, par un beau matin d'été, elle apprend que son poste et tous ceux de la troupe, en fait le programme entier, seront supprimés.
L'effet domino créé par la réduction des services publics se fait ressentir dans les petites collectivités partout au pays.
L'abolition de 150 emplois au centre des pensions de la fonction publique à Shediac, au Nouveau-Brunswick, a entraîné des pertes de salaires de l'ordre de 4 à 5 millions de dollars, des salaires qui contribuaient à faire rouler l'économie locale. Et ce sont les petites entreprises locales – les restaurants, les dépanneurs de quartier – qui sont les plus durement touchées.
Le gouvernement affirme pour sa part qu'il ne fait qu'abolir des services qui ne sont plus pertinents ou utiles pour la population. Mais le gouvernement a-t-il songé aux milliers de Canadiens qui travaillent en mer, souvent dans des conditions très pénibles? Ces travailleuses et travailleurs auraient bien aimé que le gouvernement revoie sa décision de fermer les centres secondaires de recherche et de sauvetage de St. John's et de Québec qui voient à la coordination des sauvetages en mer.
Le centre secondaire de St. John's couvre plus de 900 000 kilomètres carrés d'océan et près de 30 000 kilomètres de côte, un secteur où sont concentrés environ 90 % des activités de pêche et de transport transatlantique de marchandises au Canada.
Sauver des vies
Le gouvernement prétend que tout ce travail peut être coordonné à partir d'Halifax. Or, les spécialistes du domaine, comme les employés de ce centre et les autres travailleuses et travailleurs qui dépendent de ce service, ne sont pas du même avis et se demandent si le gouvernement croit qu'il est plus important de sauver de l'argent que de sauver des vies.
On n'y échappe pas : la réduction des services compromet notre sécurité, notre santé et notre environnement. Les Canadiens ne sont pas dupes. Ils savent qu'il y a d'autres solutions.
Si l'exercice a pour but de réduire les coûts et le gaspillage, le gouvernement Harper devrait commencer par limiter le recours à la sous-traitance, qui a augmenté de 79 % depuis qu'il est au pouvoir. Le gouvernement dépense près d'un milliard de dollars par année en frais de consultants alors qu'il plafonne les budgets des ministères. Si le véritable enjeu est de créer de bons emplois permanents, pourquoi alors éliminer celui de gens comme Mélissa Ferland?
Les vrais experts
Et s'il s'agit d'un objectif de reprise économique soutenue, alors le gouvernement Harper doit reconnaître que ce sont les travailleuses et travailleurs de la fonction publique qui font rouler l'économie et font vivre les petites entreprises.
Le gouvernement Harper prétend qu'il a besoin de recourir aux services externes d'experts pour l'aider à déterminer les secteurs où il doit faire des économies. En fait, les vrais experts, ce sont les employés de la fonction publique, qui n'exigent pas 90 000 $ par jour pour partager leur expertise.
Nous savons qu'il est possible d'améliorer la fonction publique tout en réalisant des économies. Nous savons qu'il existe une meilleure façon de faire les choses.
En toute solidarité
John Gordon, président national
Lancement de la campagne « Troisième choix » de l'AFPC
Parce que dans la vie, il y a des choix absurdes.
Attention, on ne prétend pas que tout est rose. Au contraire! Certaines décisions sont parfois difficiles. Il faut être réaliste, se résigner et avaler la pilule.
Par contre, quand on fait face à un dilemme insensé, à un choix absurde, c'est une autre paire de manches. Il faut alors insister pour trouver une meilleure solution.
Aujourd'hui, le gouvernement propose aux Canadiens le choix suivant : des services publics ou pas de déficit. Nous savons que ce n'est pas un choix et que les citoyennes et citoyens ont droit à un troisième choix.
En tant que citoyennes et citoyens, nous avons droit à un gouvernement qui tient compte de nos intérêts à court et à long terme et qui investit à la fois dans l'économie et les services publics forts. Et c'est ce droit que défend la campagne « Troisième choix ».
L'Alliance de la Fonction publique du Canada croit que la population canadienne a droit à un avenir empreint d'optimisme; un avenir dans lequel chacun a droit à des services publics de qualité.
Ici, tous sont bienvenus, peu importe leur allégeance politique. Il n'est pas question de se liguer les uns contre les autres. En fait, c'est tout le contraire : on veut amorcer un véritable dialogue sur les services publics, en montrer l'importance et les protéger.
Médias sociaux : les militantes et les militants de plus en plus branchés
Il y a deux ans, vous auriez demandé à Julie Docherty si elle envisageait d'utiliser les médias sociaux pour communiquer avec les membres du syndicat et elle vous aurait fort probablement ri au nez. Aujourd'hui, en tant que nouvelle vice-présidente exécutive régionale du Nord récemment élue, elle se sert allègrement de Facebook, Twitter et YouTube pour joindre les membres de cette vaste région, qui occupe un cinquième de la superficie du Canada.
D'ailleurs, Julie n'est pas la seule. De plus en plus de militants, de dirigeants et d'employés de l'AFPC utilisent les médias sociaux comme principal point de contact avec les membres du syndicat et le grand public. Ils échangent des textes, créent des activités en ligne, discutent d'affaires syndicales et tissent des liens avec des membres qui, autrement, n'auraient pas de contacts avec l'AFPC.
Pour sa nouvelle campagne sur la protection des services publics, l'AFPC a choisi les médias sociaux. Le syndicat veut mettre en évidence le choix absurde que propose le gouvernement Harper aux Canadiennes et Canadiens : éliminer des services publics ou réduire le déficit. Les membres de l'AFPC et leurs sympathisants savent bien qu'il y a d'autres options, qu'il existe un troisième choix. Pour le démontrer, l'AFPC a produit des vidéos humoristiques diffusées sur YouTube et invité les citoyennes et citoyens à participer à la création d'une « déclaration visuelle » en ligne.
Maintenir le contact
« Grâce aux médias sociaux, j'ai pu me brancher avec le mouvement syndical dans le Nord et à l'échelle nationale, souligne Julie Docherty. Je m'en sers pour entamer des discussions sur des enjeux politiques et suivre les diverses activités syndicales. Les messages que j'y diffuse me permettent d'établir de nouveaux liens avec d'autres citoyens qui suivent les mêmes événements et nouvelles que moi. »
Julie Docherty fait partie des quelque 16 millions de Canadiens qui utilisent Facebook régulièrement. À l'échelle mondiale, il y a plus de 800 millions d'usagers. Et n'oublions pas Twitter : au Canada, près de 20 % de la population est abonnée à ce média social.
Ces outils sont gratuits, faciles à utiliser et rejoignent un vaste auditoire. C'est un moyen économique et accessible pour les membres de l'AFPC de communiquer entre eux et de participer aux affaires de leur syndicat.
Attirer les jeunes travailleurs
Sophie Tremblay-Morissette est représentante des jeunes travailleuses et travailleurs de la région de la capitale nationale et occupe le poste d'agente des communications internes au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC). Avant d'utiliser Facebook et Twitter, Sophie ne trouvait pas facile de discuter de questions syndicales avec ses collègues de travail. Or, depuis qu'elle affiche des messages dans ces deux médias, elle peut amorcer des conversations avec des membres du syndicat dans son lieu de travail qui, auparavant, n'osaient pas s'impliquer.
« Peu à peu, je me suis aperçue que mes collègues venaient me poser des questions sur les articles que j'avais affichés. Ils me demandaient aussi comment participer davantage aux affaires syndicales, surtout de façon non traditionnelle. »
En affichant des articles sur les compressions à Service Canada, sur le mouvement mondial d'occupation et sur une vigile à la mémoire des femmes autochtones disparues, Sophie a pu engager un intéressant dialogue avec ses collègues. Elle a également pu susciter l'intérêt à l'égard du comité des jeunes travailleurs de la RCN.
Appuyer la grève
Les médias sociaux ont été particulièrement utiles aux membres du syndicat dans le cadre de grèves et de négociations difficiles. À l'hiver 2009, les employés du Musée canadien des civilisations ont été en grève pendant 86 jours. Tout au long du conflit de travail, les grévistes ont tiré profit de Facebook, Twitter et YouTube pour faire connaître leur histoire et maintenir le moral des troupes.
Les grévistes ont filmé les activités sur le piquet de grève et ont produit des vidéos satiriques avec « Penny le castor », la mascotte de la grève. Ils ont créé un groupe Facebook, qui est vite devenu leur principal point de contact, et les microbillets diffusés sur Twitter ont permis d'informer régulièrement les médias.
Il reste que, même pour les plus ardents partisans des médias sociaux, les communications électroniques ne peuvent remplacer les discussions et les conversations en personne.
Christo Aivalis est le représentant des jeunes travailleurs au Conseil de région de l'Ontario et délégué syndical en chef des auxiliaires à l'enseignement de l'Université Queen's. Il utilise souvent Facebook pour communiquer avec les membres de la province et du pays, mais ce n'est qu'un moyen de communication parmi d'autres.
« Les médias sociaux, c'est bien, mais ça ne remplace pas les autres outils, soutient Christo. Trop d'information, ça peut désensibiliser. Parfois, ça vaut la peine d'appeler la personne ou de lui envoyer un courriel. »
Le mentorat
Pour Sophie, la meilleure façon de faire ses premiers pas dans l'univers des médias sociaux, c'est de trouver une personne expérimentée qui nous enseignera les rudiments. Soulignons que Sophie a récemment animé un atelier sur les médias sociaux pour l'Alliance des femmes de la francophonie canadienne. Sophie indique qu'après leur avoir enseigné la base des communications sur Twitter et Facebook, les participantes en sont devenues tout simplement « accros ».
« Ça me fait plaisir de constater que notre syndicat fait bon usage des médias sociaux, car il est plus facile ainsi de tenir les membres informés et de mobiliser les troupes », de conclure Sophie.
Pour lire les plus récentes nouvelles de l'AFPC, retrouvez-nous sur Facebook en tapant « Alliance de la Fonction publique du Canada » ou sur Twitter à twitter.com/afpcnat.
Pour participer à la campagne en ligne : troisiemechoix.ca
Compressions annoncées par le gouvernement Harper : Mobilisation d'un océan à l'autre
Colombie-Britannique : une stratégie pour le changement
Le 29 octobre dernier, les représentants de plus d'une centaine de sections locales et de conseils régionaux de la province se sont rassemblés à Vancouver pour assister à la toute première conférence des présidents syndicaux de la province.
Au cours de la Conférence, les militants ont pu établir des liens et créer des stratégies de mobilisation pour contrer la sous-traitance et la réduction de la fonction publique.
« Notre objectif est de susciter la participation de tous les membres à la campagne du syndicat », a indiqué Bob Jackson, vice-président exécutif régional, dans son allocution d'ouverture.
Au cours de la matinée, les participants ont étudié les cinq volets du plan d'action de l'AFPC et se sont dotés des outils nécessaires pour défendre les droits des membres prévus dans l'Appendice sur le réaménagement des effectifs.
Les militants se sont ensuite répartis en groupes régionaux pour discuter de l'incidence des compressions sur les services publics fédéraux. Ils ont aussi planifié des stratégies et des activités de mobilisation pour les sections locales.
D'autres rencontres et activités de mobilisation sont prévues.
Pour plus d'informations et pour vous abonner au bulletin électronique de l'AFPC-Colombie- Britannique : psacbc.com.
Le Nord : la protection des services et des emplois
En juin dernier, les militants de l'AFPC se sont réunis à Iqaluit pour assister au Congrès régional triennal du Nord. Ils ont aussi participé à une marche visant à protéger les programmes et les services publics. Soulignons que l'effectif de l'AFPC-Nord est très dispersé, soit 15 000 membres répartis sur une superficie correspondant au cinquième du territoire canadien.
Les participants au Congrès ont envoyé un message clair au gouvernement Harper : les services publics font partie intégrante des localités du Nord. Ne les supprimez pas!
Dans le Nord canadien, une bonne partie du territoire est encore sauvage et regorge de ressources naturelles. Le dynamisme des localités du Nord est légendaire. Pour le préserver, ces collectivités doivent compter sur l'accès aux services de santé, d'éducation, de sécurité et de transport, qui sont ciblés par les compressions gouvernementales. Les moyens de transport pour se déplacer dans le Nord sont uniques. Parfois, certaines localités ne sont accessibles que par voie aérienne, d'autres par les routes de glace durant l'hiver.
Selon Julie Docherty, vice-présidente exécutive régionale du Nord, le gouvernement fédéral doit viser à améliorer les services publics dans ces territoires. « La perte d'un seul emploi peut être néfaste pour la population et la culture de nos communautés », souligne-t-elle.
Pour plus d'informations sur les initiatives de l'AFPC-Nord : psacnorth.com.
Les Prairies : la créativité des membres
À la grandeur du pays, les membres manifestent leur appui et signent la pétition de l'AFPC adressée à Tony Clement, président du Conseil du Trésor. Par cette pétition, l'AFPC demande au gouvernement de revenir sur sa décision de réduire les dépenses de la fonction publique de quatre milliards de dollars par année.
Dans la région des Prairies, les militantes et militants ont pris activement part à la campagne sur la défense des services publics en organisant des activités pour recueillir le plus grand nombre de signatures possible.
Au centre fiscal de Winnipeg, les représentants de la section locale 50031 ont organisé une journée « café et beignes » pour discuter avec les membres de l'impact des compressions sur la sécurité, la santé et l'environnement. Plus de 550 membres se sont engagés à défendre les services publics et ont distribué des tracts au sujet des compressions annoncées.
« Les membres des Prairies se servent de la pétition pour faire connaître leur opposition aux réductions et livrer un message percutant à leurs députés fédéraux, déclare Robyn Benson, vice-présidente exécutive régionale des Prairies. Ici, nos emplois et nos services publics sont menacés et cette situation nous inquiète beaucoup. »
Les membres des divers comités et conseils régionaux des Prairies ont profité des BBQ organisés dans le cadre de la fête du Travail pour faire signer la pétition. Le conseil régional de Calgary a également distribué des biscuits « Stop Harper » aux militants présents. Le comité des femmes et le conseil régional de Prince Albert ont tenu des assemblées publiques pour discuter des services publics et solliciter l'appui des membres à l'égard de la négociation collective du groupe à l'Agence Parcs Canada.
Pour plus d'informations sur les initiatives de l'AFPC-Prairies : prairies.psac.com.
Ontario : compressions à Service Canada
Service Canada a récemment annoncé son intention de fermer une centaine de centres de traitement dans l'ensemble du pays et 20 % de tous les centres d'appel situés en Ontario.
Les centres de traitement répondent aux demandes de membres vulnérables de la société canadienne, soit les personnes âgées, les personnes handicapées et les sans emploi. Le personnel est chargé du versement de prestations essentielles : Régime de pension du Canada, Sécurité de la vieillesse, Supplément de revenu garanti, congé de maternité, congé parental, assurance invalidité, survivant et assurance-emploi.
En octobre dernier, pour dénoncer les compressions qui entraîneront des pertes d'emplois et la fermeture de services, l'AFPC et le Syndicat de l'emploi et de l'immigration du Canada (SEIC) ont manifesté devant les édifices de Service Canada à Hamilton et à Oshawa.
Les membres de l'AFPC-Ontario poursuivront leurs activités de mobilisation auprès de la population et des collectivités afin de démontrer au gouvernement fédéral que les services publics leur tiennent à coeur.
Pour plus d'informations sur les initiatives de l'AFPC-Ontario : ontario.psac.com.
Québec : importance des services publics et d'une retraite décente
Dans le cadre de la Semaine québécoise de la fonction publique fédérale, l'AFPC-Québec a souligné le rôle important des fonctionnaires veillant à la sécurité de la population. On a aussi fait ressortir l'incidence du travail des membres de l'AFPC dans la vie quotidienne des Canadiens.
Dans un communiqué publié le 7 novembre dernier, l'AFPC-Québec a présenté Gabrielle Doucette, inspectrice des aliments de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA). Gabrielle vérifie l'innocuité des aliments importés pour la consommation humaine. Pour assurer la qualité des services d'inspection, précise-t-elle, le personnel de l'ACIA doit pouvoir compter sur de l'équipement et des outils performants.
L'AFPC-Québec a également rappelé qu'elle revendique une hausse des prestations du Supplément de revenu garanti et de la Sécurité de la retraite pour tous les citoyens et citoyennes.
Pour plus d'informations sur les initiatives de l'AFPC-Québec : afpcquebec.com.
Région de la capitale nationale : Halloween et activités syndicales
Le 31 octobre dernier, à l'occasion de l'Halloween, les membres de la région ont organisé des activités entourant la campagne pour la protection des services publics. L'événement se déroulait à l'édifice Place du Portage, à Gatineau, où travaillent des milliers de fonctionnaires membres de l'AFPC. Diseuses de bonne aventure, prix de présence, kiosques de commerces locaux sympathisants et bonne bouffe, voilà ce que l'on avait prévu pour cette activité sous le thème « Quel est l'avenir des services publics sous Harper? ».
Les militants en ont profité pour faire circuler la pétition « Défendons les services publics » adressée à Tony Clement, président du Conseil du Trésor. Notons que plusieurs conseillers municipaux de Gatineau et députés fédéraux, dont la chef de l'opposition officielle, Nycole Turmel, étaient présents à l'événement.
L'événement a suscité une importante couverture médiatique de la part de Radio-Canada, de la CBC et du journal Le Droit.
Pour plus d'informations sur les initiatives de l'AFPC-RCN : www.psac-ncr.com/home-f.htm.
Atlantique : soutenir les petites localités
En Atlantique, les fonctionnaires fédéraux subissent déjà les contrecoups des compressions imposées par les conservateurs.
Pour une organisation de la taille du gouvernement fédéral, perdre 5, 10 ou 80 emplois, c'est peu. Mais pour une petite localité, c'est énorme, parce que ces emplois lui permettent de survivre.
Les membres de l'AFPC dans les petites localités de l'Atlantique sont prêts à faire des compromis pour travailler et vivre près de leurs familles et amis.
Mike Duhamel – employé nommé pour une durée déterminée, jeune travailleur et père –, par exemple, ne pourrait normalement pas assumer la présidence de sa section locale, car il a tout simplement beaucoup trop à perdre. Il travaille au centre d'assurance-emploi de Sydney, en Nouvelle-Écosse.
En août dernier, il apprenait que Service Canada fermerait les centres de Glace Bay et de Sydney d'ici 2014. En fait, le nombre de centres de traitement dans l'ensemble du pays passera de 120 à 22 d'ici 2014. Ainsi, 600 emplois seront éliminés, dont 167 en Atlantique.
Au Cap-Breton, la situation est particulièrement difficile. En octobre, le taux de chômage dépassait les 15 %. La récente fermeture de la papeterie NewPage n'a fait qu'empirer les choses. Mike a donc décidé de travailler avec les députés locaux du NPD pour sensibiliser la population à l'impact des compressions sur les services d'assurance-emploi. Il a tiré la sonnette d'alarme : les ressources sont utilisées au maximum et les centres n'arrivent plus à répondre aux demandes de prestation.
Plusieurs sont dans la même situation que Mike Duhamel dans la région atlantique. Ce sont des gens ordinaires qui savent bien que la reprise économique ne doit pas se faire sur le dos des petites collectivités et des Canadiens vulnérables.
Pour plus d'informations sur les initiatives de l'AFPC-Atlantique : afpcatlantique.com.
Bourses d'études de l'AFPC : Réflexions sur la retraite
Chaque année, l'AFPC décerne 17 bourses d'études universitaires à ses membres et à leurs enfants. En 2011, le Programme a suscité un grand nombre de candidatures, soit 273. Pour se qualifier, les candidats doivent rédiger une dissertation qui est ensuite soumise à l'examen d'un jury.
Cette année, les candidats devaient répondre à la question suivante : Que doit-on faire dès maintenant pour améliorer le revenu de retraite des générations futures?
Les candidats devaient donc réfléchir au fait qu'au Canada bon nombre de travailleurs n'ont pas de régime de retraite au travail et que plusieurs vivent dans la pauvreté une fois à la retraite. La majorité des Canadiens dépendent uniquement des systèmes de pension de l'État pour subvenir à leurs besoins. Fait intéressant, 83 % des travailleurs syndiqués ont un régime de retraite au travail, comparativement à 33 % des travailleurs non syndiqués.
L'AFPC et le mouvement syndical préconisent la mise en oeuvre dans tous les lieux de travail de régimes de retraite à « prestations déterminées » qui garantissent un revenu de retraite à tous les travailleurs. D'autres, par contre, estiment qu'il faut laisser les gens planifier eux-mêmes leur retraite.
Une retraite précaire
Dans leur dissertation, la plupart des candidats ont démontré qu'ils avaient une bonne connaissance du sujet. Ils soulignent, entre autres, que les Canadiens âgés ont besoin de plus d'une source de revenus pour échapper à la pauvreté. Le Régime de pension du Canada et le Régime des rentes du Québec (RPC/RRQ) versent un maximum de 960 $ par mois à l'âge de 65 ans. La prestation mensuelle maximale de la Sécurité de la vieillesse est de 537,97 $. Le Supplément de revenu garanti (729,44 $ par mois) est assujetti à une réduction partielle ou totale et versé aux personnes dont le revenu de retraite est insuffisant. Le revenu tiré de ces prestations n'est pas très élevé, surtout pour le tiers des retraités canadiens qui doivent payer un loyer.
On apprend également que, chaque année, il n'y a que de 25 % à 33 % des Canadiens admissibles qui cotisent à un REER. Parmi ceux-ci, un faible pourcentage aura les moyens de cotiser le montant maximal équivalant à 18 % du revenu brut. Un nombre encore plus restreint de particuliers contribuent au nouveau CELI (le Compte d'épargne libre d'impôt). Or, si la plupart des travailleurs ne peuvent utiliser tous leurs droits de cotisation à un REER, pourquoi alors leur offrir un autre instrument d'épargne
Que proposent les candidats?
Catherine Hutchens, préoccupée par le peu de connaissances des Canadiens au sujet des régimes de retraite, cite une étude de l'Institut C.D. Howe révélant que la plupart des Canadiens sous-estiment leurs revenus de retraite.
Michael Ruffell, quant à lui, déplore que nos établissements d'enseignement n'imposent pas de cours obligatoires sur la gestion financière, l'épargne et la planification de la retraite. Richard Galloway, David Kong et plusieurs autres candidats soulignent qu'il faut remédier dès maintenant à cette situation. David Kong suggère que le gouvernement crée un site Web d'apprentissage interactif sur le sujet.
Tous les candidats préconisent une augmentation des prestations de retraite. Jonathon Sopotiuk, l'un des récipiendaires de cette année, souscrit aux propositions du Congrès du travail visant, entre autres, à doubler le montant des prestations du RPC/ RRQ de façon progressive et à hausser les prestations de la Sécurité de la vieillesse et du Supplément de revenu garanti. Selon Jamie Moeller, de telles mesures contribueraient non seulement à enrayer la pauvreté, mais aussi à stimuler l'économie. Chantelle White soutient qu'il faut bonifier le RPC et le RRQ en y injectant les fonds retirés d'autres REER moins sûrs.
Les syndicats doivent aussi redoubler d'efforts pour négocier des régimes de retraite convenables à l'intention de leurs membres et voir à la syndicalisation des milieux de travail. Selon Lisanne Larivière, les nouvelles formes de travail inciteront les syndicats à faire appel à de nouvelles approches, à se réinventer.
Protéger les régimes de retraite
Tous les candidats soutiennent que les régimes de retraite privés doivent être légalement protégés contre la faillite et le ralentissement économique. Certains affirment que tous les employeurs devraient être obligés par la loi d'établir un régime de retraite pour leur personnel. Paolo Bottiglia ajoute qu'il faudrait offrir des allégements fiscaux aux employeurs qui offrent de tels régimes à leurs employés.
Les candidats Paolo Bottiglia et Jean- Michel Guay affirment que l'accès à un bon régime de retraite et la vigueur de l'économie vont de pair.
On s'étonne de voir des jeunes aussi sensibilisés aux graves problèmes des travailleurs à l'aube de la retraite. Ces jeunes récipiendaires ont fait preuve d'un bon esprit d'analyse et ont proposé des solutions constructives pour remédier à cette situation problématique et inciter les syndicats à prendre une part plus active dans ce dossier. La population et le gouvernement auraient avantage à tenir compte de ces propositions.
Félicitations aux lauréats de cette année et mille mercis à ceux et celles qui ont offert d'intéressantes solutions au débat en cours au Canada sur les régimes de retraite.
Pour obtenir la liste des lauréats des bourses d'études 2011 de l'AFPC et la description du programme : psac-afpc.org
« Le sentier qui nous rassemble »
Du 30 septembre au 2 octobre 2011, une centaine de membres autochtones de l'AFPC ont convergé vers Yellowknife pour assister à la Conférence nationale des peuples autochtones.
Sous le thème « Le sentier qui nous rassemble », les participants ont partagé leurs expériences, écouté les récits de militants autochtones chevronnés et préparé l'avenir du Réseau national des peuples autochtones. Ils ont également échangé sur les liens solides qu'ils ont tissés entre eux, avec leur syndicat, avec leur milieu de travail et avec leur collectivité.
En choisissant Yellowknife comme lieu de la Conférence, l'AFPC a démontré sa détermination à rejoindre les membres autochtones, peu importe où ils se trouvent. En plus des services d'interprétation en anglais et en français, les délégués ont pu profiter de ces services en inuktitut.
Le 30 septembre en soirée, un bon nombre de personnes déléguées ont participé à la marche « La rue, la nuit, les femmes sans peur » à Yellowknife. Julie Docherty, viceprésidente exécutive régionale du Nord, et sa suppléante, Sandra Lockhart, y ont d'ailleurs prononcé une allocution.
Lors de la Conférence, les délégués ont procédé à l'élection de leurs représentants au Comité d'accès à l'égalité de l'AFPC. Luc Tailleur et Terri Lynn Brant Serasera ont été élus à ces postes.
Luc Tailleur a indiqué qu'il avait l'intention de continuer le travail amorcé avec la création du Cercle des peuples autochtones de l'AFPC, en mettant l'accent sur la justice pour les personnes autochtones.
« L'AFPC a fait d'importants progrès quant à la représentation des membres autochtones, a-t-il souligné. Nous devons maintenant nous assurer que ce travail n'a pas été fait en vain. »
Parmi les conférenciers au Forum sur la résistance, nommons Ward Churchill, écrivain et militant, Jeannette Corbière Lavell, présidente de l'Association des femmes autochtones du Canada (AFAC), et Clayton Thomas-Mueller, militant pour l'autodétermination des peuples autochtones et la justice environnementale. Les délégués ont apprécié les allocutions de ces conférenciers, qui ont parlé de leur militantisme et de leur engagement communautaire.
À la clôture du Forum, les délégués ont discuté des mesures qu'ils pourraient prendre pour renforcer leurs droits dans leurs collectivités et leurs lieux de travail.
Un ensemble de violoneux métis, des percussionnistes dénés, un groupe inuit de chants gutturaux et Leela Gilday, chansonnière et récipiendaire d'un prix Juno, ont animé la Conférence.
Pour Terri Lynn, le fait de s'impliquer au sein de son syndicat lui permettra d'élargir ses horizons et de défendre plus efficacement les droits autochtones.
« Chercher à obtenir justice, c'est aussi chercher à obtenir l'égalité, a-t-elle ajouté. Parfois, cela signifie donner plus à ceux qui ont moins... Ça veut aussi dire justice pour la mère Terre, celle qui nous soutient tous et toutes. »
Congrès 2012 : Notre syndicat, notre pouvoir
Tous les trois ans, l'AFPC tient son congrès national. Des délégations représentant l'ensemble du syndicat s'y réunissent pour débattre des enjeux de l'heure et déterminer l'orientation du syndicat pour le prochain cycle de trois ans.
En 2012, le Congrès se déroulera à Ottawa, du 29 avril au 4 mai. Déjà, des résolutions affluent de partout en vue d'être débattues par les membres. De plus, le budget du cycle 2013- 2015 est en cours de préparation et sera soumis aux congressistes aux fins de discussion et d'approbation.
Il y aura également du nouveau au Congrès 2012 de l'AFPC. Pour la première fois de l'histoire du syndicat, les congressistes seront appelés à se prononcer sur un plan d'orientation, le « Plan des membres ».
Ce plan établira l'orientation des activités et les grandes priorités de notre syndicat au cours des trois prochaines années.
Soulignons que le thème du Congrès 2012, Notre syndicat, notre pouvoir, servira de première piste de réflexion pour l'élaboration de ce plan. Aussi, le Congrès triennal constituera une occasion de renforcer notre pouvoir et de définir comment nous entendons l'exercer pour défendre les intérêts des membres, de leur collectivité et de leur lieu de travail.
Pour participer à l'élaboration du Plan des membres, rendez-vous au psac-afpc.com/congres et répondez au sondage en ligne.
Date de modification : 2011/12/06







