
N 8
Le 22 juillet 1997
Q. Je continue à voir les réclames du Conseil du Trésor
dans les journaux, et j'ai entendu la conseillère juridique,
Mary Eberts, dire que le Conseil du Trésor n'attend que l'AFPC
pour reprendre les négociations. Que se passe-t-il ?
R. Ce que Mary Eberts a omis de dire, c'est que le Conseil du
Trésor refuse de reprendre les négociations. Il refuse, tant
que l'Alliance ne changera pas de position au sujet de la date de
rétroactivité, une position qui est conforme à la politique de
la CCDP et au sujet de laquelle il existe un précédent
juridique ferme. Si l'Alliance changeait de position, bien des
membres seraient privés de paiements qui leur sont dus. Les
réclames affirment aussi que l'équité est un droit ;
pourtant, l'offre du Conseil du Trésor ne répond pas aux
exigences d'équité.
Q. L'Alliance demande beaucoup plus d'argent que le Conseil
du Trésor n'a offert. Ne sommes-nous pas un peu trop avide
?
R. Selon nos calculs, les employés dans les groupes à
prédominance féminine bénéficieraient du même taux de
rémunération que le taux de rémunération moyen payé
aux hommes qui exécutent des fonctions équivalentes. Cela
semble tout à fait juste, et c'est ce qui s'est produit dans le
cas de plaintes antérieures.
Q. Pourquoi ne pouvons-nous pas tout simplement accepter ce
que le Conseil du Trésor offre et obtenir le reste lorsque le
Tribunal aura rendu sa décision ?
R. Le Conseil du Trésor refuse de verser le moindre
paiement, maintenant, à moins que nous ne renoncions au
droit à des montants additionnels.
Q. Le Conseil du Trésor dispose-t-il des fonds pour nous
payer ce qui nous est dû ?
R. Oui. En juin 1996, un porte-parole du président du
Conseil du Trésor a déclaré, à la Chambre des communes, que
des fonds avaient été prévus dans le budget de 1995 pour
régler les plaintes relatives à l'équité salariale avec
l'AFPC.
Q. Alors, pourquoi ces réclames continuent-elles à faire
allusion à la justice pour les contribuables canadiens ?
R. Pourquoi, en vérité, alors que le Conseil du Trésor
continue d'augmenter les coûts.
Q. Les membres peuvent-ils faire quelque chose pour faire
avancer le dossier ?
R. Parlez à d'autres personnes dans votre lieu de travail. Organisez une activité ensemble en faveur de l'équité salariale. Appelez votre bureau régional de l'AFPC pour obtenir des rubans et autres documents et pour vous joindre aux activités que le bureau régional organise. Les numéros de téléphone de tous les bureaux régionaux et du bureau national des Éléments ont été énumérés dans le bulletin précédent. Si vous ne l'avez déjà fait, écrivez ou envoyez un message par courrier électronique à votre député fédéral et dites-lui que vous êtes frustré parce qu'on semble avoir de l'argent pour combattre l'équité salariale mais pas pour payer ceux qui le méritent et qui en ont le plus besoin - les femmes à faibles salaires, employées du gouvernement fédéral.