No 27

Le 11 septembre 1998

JOURNÉE DE LA SOLIDARITÉ NATIONALE DE L'AFPC - Le 21 septembre 1998

Comme l'a dit le président national de l'AFPC, Daryl Bean, la décision prise par le gouvernement d'en appeler de la décision du Tribunal des droits de la personne fait clairement comprendre aux employeurs qu'en matière de pratiques discriminatoires les femmes sont des cibles rêvées.

ET CHEZ NOUS?

Il est temps que la population canadienne en général et les membres de l'AFPC en particulier se posent certaines questions fondamentales. Comment se fait-il que le Canada, un pays qui s'enorgueillit de son parti pris pour les droits de la personne dans d'autres pays, puisse ne pas tenir compte de ces droits au Canada même? Combien de Canadiennes et de Canadiens tireront avantage des lois sur les droits de la personne en ce qui a trait à l'équité salariale si, chaque fois qu'ils essaient de faire appliquer ces lois, ils se butent à des années et des années d'interminables contestations devant les tribunaux pour essayer de gagner du temps? Notre cynisme est-il à ce point profond que nous acceptons que les pouvoirs publics puissent faire des promesses et y manquer comme bon leur semble ou, du moins, s'ils constatent qu'une situation n'est pas rentable sur le plan politique? Le gouvernement fédéral peut-il se croire tout permis?

La réponse à la dernière question est un NON retentissant! Le gouvernement doit retirer son appel de la décision du Tribunal, appel fondé entièrement sur son opposition au coût d'application de la décision et non sur une erreur de droit. Les retards ne feront que gonfler la note.

Le gouvernement doit donner au Conseil du Trésor la latitude nécessaire pour débattre de l'intégralité de la mise en application de la décision du Tribunal. Vous avez attendu suffisamment longtemps!

S'ORGANISER POUR ÊTRE ENTENDU!

Le 21 septembre, les membres de l'Alliance de la Fonction publique du Canada marqueront la reprise des travaux de la Chambre des communes en organisant des séances d'étude sur l'équité salariale d'un bout à l'autre du pays et en participant à ces activités. Les séances, qui commenceront à midi, porteront sur les moyens d'action que peuvent prendre les sections locales pour faire aboutir le dossier : rédaction de lettres adressées à différents député-e-s, stratégie locale ou régionale concernant les médias, organisation d'une campagne de signature de pétitions, ou tout autre sujet se rapportant à l'équité salariale ou à la négociation collective.