Les Commissionnaires
La vision de l’AFPC à l’égard de la
syndicalisation des commissionnaires:
Au cours des prochaines années, l’AFPC sera le syndicat
qui représentera tous les commissionnaires au Canada, en
bâtissant un réseau de commissionnaires, une section
locale à la fois.

Bulletins
d'information
Janvier
2005
Commissionnaires de l'Île-du-Prince-Édouard :
la syndicalisation est enfin réalité!
C'est
avec grand plaisir que l'AFPC a accueilli la nouvelle de son accréditation
comme agent négociateur pour les employé-e-s du Corps
des commissionnaires de l'Île-du-Prince-Édouard.
C'est en décembre dernier que le Conseil des relations du
travail de cette province a avisé le syndicat. « Quel
merveilleux cadeau de Noël, a déclaré Jeannie
Baldwin, vice-présidente exécutive régionale.
Les commissionnaires attendaient la décision du Conseil depuis
18 mois. »
Le Corps des commissionnaires a utilisé tous les moyens
juridiques à sa disposition afin d'empêcher la syndicalisation
des travailleuses et travailleurs. Peine perdue! Le syndicat a eu
gain de cause.
« Je tiens à féliciter les commissionnaires
qui ont piloté la campagne de syndicalisation.Ils ont persévéré,
malgré toutes les tactiques employées par l'employeur
pour retarder le processus, a fait remarquer David Shaw, agent régional
de syndicalisation à l'AFPC. En mai 2003, après avoir
reçu l'appui de la majorité des commissionnaires de
l'Île-du-Prince-Édouard, nous avons déposé
une requête en accréditation. S'est amorcé ensuite
le processus juridque – un exercice qui s'est avéré
long et frustrant. L'essentiel, c'est que nous avons gagné!
Les nouveaux membres de l'AFPC doivent maintenant négocier
leur première convention collective. D'autres commissionnaires,
en Ontario notamment, l'ont déjà fait avec un certain
succès.
Renseignements : David Shaw, agent régional de syndicalisation
(902) 565-2975
Le
28 mai 2004
NOUVELLES SUR LES COMMISSIONNAIRES DE L'ALBERTA
L'année
2004 continue d'être très chargée : de nombreuses
questions concernant les commissionnaires ont été
réglées au moyen de griefs à la Commission
des relations de travail de l'Alberta et à la Commission
des normes d'emploi de l'Alberta ou encore à la table de
négociation. En même temps, de plus en plus de commissionnaires
font connaître à l'AFPC leur insatisfaction par rapport
à leur relation de travail avec le Corps des commissionnaires
et souhaitent adhérer à l'AFPC faire un changement
positif au travail. Voici les dernières nouvelles.
Le
14 janvier 2004 , le syndicat a déposé
une plainte de pratique déloyale de travail auprès
de la Commission des relations de travail de l'Alberta, alléguant
que les commissionnaires nouvellement syndiqués travaillant
comme agents de sécurité n'avaient pas reçu
de YYC Bucks en raison de leur adhésion à l'AFPC.
Les
YYC Bucks, fabriqués et autorisés par l'aéroport
de Calgary, sont des bons ou des coupons échangeables contre
des produits et services à l'aéroport. Depuis quelques
années, ces bons sont distribués avant Noël à
tous les commissionnaires travaillant à l'aéroport.
Or, en décembre 2003, seuls les commissionnaires non syndiqués
travaillant à l'aéroport en ont reçus.
Le
syndicat avait des preuves que la direction du Corps des commissionnaires
à l'aéroport de Calgary avait délibérément
privé les commissionnaires représentés par
l'AFPC de ces bons en raison de leur adhésion au syndicat.
Le
20 février 2004 , l'AFPC a retiré
la plainte auprès de la Commission des relations de travail,
car le Corps avait accepté de distribuer les bons en question,
d'une valeur de plus de 1 000 $, à
plus de 50 commissionnaires représentés
par l'AFPC et travaillant comme agents de sécurité.
M
me Peters est commissionnaire en uniforme à l'emploi du Corps
depuis juin 2002. Elle a travaillé en divers endroits,
notamment à l'aéroport comme agente de sécurité.
Elle s'est plainte que le Corps a fait abstraction de son ancienneté
et l'a privée d'une partie de son salaire lorsqu'il l'a mutée
de l'aéroport à un autre lieu de travail à
un poste d'agente de sécurité qui réduisait
son salaire et ses heures de travail.
Le
grief ayant été tranché en faveur de M me Peters,
cette dernière a récupéré sa date d'ancienneté
de 2002, a été dédommagée pour
la perte de salaire et a été réintégrée
dans son poste antérieur d'agents de sécurité.
En outre, le Corps lui a présenté des excuses
pour les inconvénients qu'elle a subis.
M
me Stuart est commissionnaire en uniforme à l'emploi du Corps
depuis août 2003 et travaille à l'aéroport de
Calgary comme agente de sécurité. M me Stuart
s'est plainte que le Corps l'a privée de la possibilité
de devenir commissionnaire en uniforme après l'avoir congédiée
de son poste d'agente de sécurité parce qu'elle appuyait
le syndicat.
Le
grief ayant été tranché en faveur de M me Stuart,
le Corps a accepté d'offrir à cette dernière
l'occasion d'obtenir la désignation CQC, de lui confier un
poste à temps plein et de la placer à nouveau à
l'aéroport en tenant compte de son ancienneté. M
me Stuart travaille maintenant à plein temps comme commissionnaire
en uniforme avec la désignation CQC.
M.
Cristiano a commencé à travailler pour le Corps comme
agent de sécurité à l'aéroport de Calgary
à l'automne 2001. Il s'est plaint que le Corps a mis fin
à son emploi sans tenir compte de son ancienneté,
ce qui a entraîné une perte de salaire, et ne lui a
pas versé une indemnité de départ comme le
prévoit Code de normes d'emploi de l'Alberta.
Le
Corps n'ayant pas réussi à régler l'affaire
au moyen de la procédure de règlement des griefs,
le syndicat a déposé une plainte au nom de M. Cristiano
à la Commission des relations de travail de l'Alberta et
à la Direction des normes d'emploi de l'Alberta. Les plaintes
ont été réglées en faveur de M. Cristiano,
et le Corps a accepté de verser à ce dernier
une indemnité de départ et de le dédommager
pour la perte de salaire subie en raison de son congédiement
prématuré. En outre, à la suite des plaintes,
le Corps a convenu d'adopter une méthode équitable
du calcul de l'ancienneté et d'afficher la liste d'ancienneté
deux fois par an.
Dave
McIntyre a été engagé comme agent de sécurité
à l'aéroport de Calgary à l'été
2003. Il s'est plaint que le Corps l'a privé de la possibilité
de devenir un commissionnaire en uniforme avec la désignation
CQC après sa mise en disponibilité, malgré
qu'il compte plusieurs années de service militaire, parce
qu'il appuie le syndicat.
Le
grief ayant été tranché en faveur de M. McIntyre,
le Corps a accepté d'offrir à ce dernier l'occasion
d'obtenir la désignation CQC et a dit, par écrit,
qu'il était un « bon employé »
et qu'il « sera heureux d'étudier sa demande ».
En
raison d'une pénurie de travail à l'aéroport
de Calgary, ce qui se produit régulièrement pendant
l'hiver, des agents de sécurité à cet aéroport
ont été mis en disponibilité. Malheureusement,
la mise en disponibilité a été faite sans préavis
ou presque. Les agents, collectivement, ont formulé un grief,
alléguant que le Corps aurait dû leur verser une indemnité
de départ.
Le
Corps n'ayant pas réussi à régler l'affaire
au moyen de la procédure de règlement des griefs,
le syndicat a déposé plusieurs plaintes à la
Direction des normes d'emploi de l'Alberta. Les plaintes ont été
réglées en faveur des agents de sécurité,
et le Corps a accepté de verser à ces derniers
une indemnité de départ et de réviser
toutes les mises en disponibilité et les indemnités
de départ lorsqu'il y a lieu.
Le
26 janvier 2004, tous les commissionnaires en uniforme affectés
au Olds College ont voté en faveur de l'adhésion à
l'Alliance de la Fonction publique du Canada. Nous vouloir
offrir à ces commissionnaires nos félicitations et
leur souhaiter la bienvenue à l'AFPC! Les négociations
ont commencé. Les parties se sont rencontrées et ont
échangé leurs revendications. Nous croyons qu'une
entente sera bientôt conclue.
Malheureusement,
les négociations à l'aéroport de Calgary traînent
en longueur. L'équipe de négociation et les membres
commencent à être frustrés du refus du Corps
de prendre les négociations au sérieux. Lors d'une
récente réunion extraordinaire, les personnes présentes
ont voté à 100 % par scrutin secret pour
appuyer le droit de l'équipe de négociation
de demander un vote de grève au besoin pour arriver à
une convention collective. Il y a à l'aéroport des
centaines de membres de l'AFPC et d'autres personnes syndiquées
qui offriront leur soutien si on le leur demande.
le
15 mars, 2004
Le
14 janvier 2004, le syndicat a déposé
une plainte de pratique déloyale de travail auprès
de la Commission des relations de travail de l'Alberta, alléguant
que les commissionnaires nouvellement syndiqués travaillant
comme escortes de sécurité n'avaient pas reçu
de YYC Bucks en raison de leur adhésion à
l'AFPC.
Les
YYC Bucks , fabriqués et autorisés par l'aéroport,
ressemblent à des bons d'achat ou des bons ayant valeur de
comptant échangeables contre des produits et services que
l'on retrouve à l'aéroport. Ces dernières années,
ces bons ont été distribués avant Noël
à tous les commissionnaires travaillant à l'aéroport.
Or, en décembre 2003, seuls les commissionnaires non syndiqués
travaillant à l'aéroport en ont reçus.
Le
syndicat avait des preuves que la direction du Corps à l'Administration
aéroportuaire de Calgary avait délibérément
privé les commissionnaires représentés par
l'AFPC de ces bons en raison de leur adhésion au syndicat.
Le
20 février 2004, l'AFPC a retiré
la plainte auprès de la Commission des relations de travail,
le Corps ayant accepté de distribuer les bons en question,
d'une valeur de plus de 1 000 $, à
plus de cinquante (50) commissionnaires de l'AFPC travaillant
comme escortes de sécurité.
le 22 décembre, 2003
Les membres de l'AFPC travaillant pour
le Corps canadien des commissionnaires à l'aéroport
de Pearson ont conclu leur première convention collective.
L'équipe de négociation
est fière d'annoncer que les membres de la section locale
ont ratifié l'entente par une très forte majorité.
« Les négociations ont été longues et
détaillées, signale le vice-président exécutif
régional, Gerry Halabecki. Au bout du compte, la nature des
relations qu'entretient l'employeur, le Corps des commissionnaires,
avec ses clients est un facteur qui a énormément influencé
nos pourparlers. » M. Halabecki ajoute : « Nous avons
conclu des ententes qui répondent au désir des membres
d'exercer un plus grand contrôle sur les horaires, les mesures
disciplinaires, la durée du travail et les promotions. »
D'autres améliorations ont été apportées,
entre autres, aux dispositions sur l'élimination du harcèlement
et de la discrimination, l'ancienneté, les réaffectations,
les heures supplémentaires, l'indemnité de rappel,
les procédures de règlement des griefs, et les allocations
pour vêtements et chaussures de protection.
Ces travailleurs et ces travailleuses ont réalisé
des gains importants. Dans un secteur où l'emploi est précaire
et où les salaires et les avantages sont modestes, toute
disposition qui permet aux employé-e-s d'être traités
avec dignité et respect vaut la peine d'être reconnue.
Les membres, les dirigeantes et dirigeants et le personnel de l'AFPC
de partout au pays félicitent les commissionnaires à
l'aéroport Pearson. Les autres commissionnaires ailleurs
au pays qui cherchent à être représentés
par l'AFPC pourront bénéficier des gains que vous
avez obtenus.
L'AFPC
et les commissionnaires répandent l'esprit des fêtes
dans la collectivité
Les
commissionnaires de l'Î.-P.-É. ont présenté
le printemps dernier une demande d'accréditation au conseil
provincial des relations du travail. Ils participent à une
campagne syndicale et attendent que le conseil rende sa décision.
L'employeur, le Corps des commissionnaires, a contesté la
demande, sous prétexte qu'il n'est pas l'employeur.
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| De gauche à droite, la
présidente de la section locale du Syndicat des employé-e-s
des Anciens combattants, Debi Buell, le commissionnaire David
Clow déguisé en Père Noël et la vice-présidente
de la section locale, Kim Coles, distribuent les nouvelles syndicales
aux membres de l'AFPC. |
Commentaires
Notre objectif mutuel est d’obtenir la représentation
syndicale pour les commissionnaires grâce à une collaboration
étroite entre ces travailleuses et travailleurs et les représentantes
et représentants de l’AFPC. Pour atteindre cet objectif,
nous devons communiquer, partager nos idées et relever les
défis. N’hésitez pas à
nous faire part de vos questions et commentaires pour que nous
puissions en discuter.
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